I- les fondements de la méthode eva :


Ingénierie Financière Etude de la méthode EVA l’indice CAC 40 a affiché des performances annuelles approchant les 30%, l’application d’une telle méthode donnerait des résultats absurdes. L’hypothèse d’un modèle rationnel tel que celui du MEDAF semble donc a priori à écarter. L’exigence consensuelle de rentabilité des investisseurs semble donc à retenir pour déterminer le coût des fonds propres. Cette exigence est très élevée puisqu’elle est actuellement de 15% après impôt (mais ce taux n’a pas été toujours aussi élevé). De prime abord, cette exigence peut apparaître exorbitante. En effet, si l’OAT à 10 ans est pris comme l’actif sans risque de base, cela établit la prime de risque à 10% aujourd’hui. Il est vrai que ces dernières années on a assisté à une baisse conséquente des taux OAT, augmentant par la même la prime de risque. Cependant, ce haut niveau de rentabilité requise peut s’expliquer par deux principaux facteurs :  d’une part, les investisseurs sont conscients que si le taux de l’argent baisse, le coût de la dette baisse et augmente, à niveau de prix des prestations bancaires à peu près constants, la capacité bénéficiaire des banques;  d’autre part, l’activité bancaire est une activité par nature risquée : outre le risque de crédit, une banque est exposée au risque de liquidité, au risque des taux, au risque de change, et au risque d’insolvabilité et au risque pays. Ces risques sont d’autant plus difficiles à maîtriser qu’ils se sont accrus ces dernières années du fait de la volatilité des conjonctures nationales ou internationales. Cette notion de risque conduit à s’interroger sur la signification des capitaux investis en matière bancaire.(b) Notion de capital investi en matière bancaire DESA Monnaie-Finance 24

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