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Ingénierie Financière Etude de la méthode EVA Les intérêts de l’EVA sont nombreux : Tout d’abord, la méthode EVA est la seule méthode connue s’attachant à mesurer la création de valeur sur une période donnée. Certes il existe de nombreuses méthodes d’évaluation qui permettent de mesurer ou prévoir la création ou destruction de valeur entre deux dates données. Mais pour cela, il sera nécessaire de procéder à deux évaluations successives et d’établir la différence entre ces deux évaluations pour déterminer s’il y a eu création de valeur alors que l’EVA donnera un résultat en une seule mesure. Le second avantage de l’EVA est d’être à la fois une méthode de gestion et d’analyse financière. Il est vrai qu’il s’agit de manière prédominante d’une méthode de gestion plus que d’analyse dans la mesure où elle nécessite des renseignements précis sur la banque considérée. Le troisième avantage de l’EVA est de faire prendre conscience que le coût du capital ne se limite pas au coût de la dette, mais que les fonds propres ont un prix. Ce phénomène est d’autant plus vrai aujourd’hui dans la mesure où on peut considérer que la course à la rentabilité pour séduire les investisseurs ne se limite pas à un cadre intra sectoriel mais à un cadre intersectoriel. Si un investisseur n’est pas satisfait de la rentabilité offerte par les valeurs bancaires, il pourra placer son argent dans des entreprises dont l’activité est totalement différente. Le quatrième avantage de l’EVA est de prendre en compte toute la création de richesse récurrente sous toute ses formes et qui n’apparaît pas forcément dans les états financiers, comme les résultats latents par exemple. Cependant, l’EVA , en tant que pure approche économique, montre des limites à un double point de vue : D’une part, l’exactitude de ses mesures, particulièrement pour le secteur bancaire, sera étroitement corrélée à la détermination précise du coût des fonds propres, c’est-à-dire de l’exigence de rentabilité des actionnaires. Or, il a été vu qu’une telle exigence semble pouvoir n’être appréhendée que sur des données empiriques reposant sur un consensus des investisseurs, les modèles du type MEDAF montrant vite leur limite en cas de forte fluctuation du marché boursier. DESA Monnaie-Finance 35