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ils souffrent d’ethnocentrisme dans le sens où ils ignorent l’influence du milieu
ils retiennent des suppositions sur le comportement humain « qui ne sont au mieux que partiellement vraies » Les principes traditionnels tournent autour du concept central qu’est l’autorité, vue comme le moyen indispensable de contrôle et d’influence pour la direction des hommes. Or d’après Douglas McGregor, l’autorité n’est qu’une forme de contrôle parmi d’autres (comme la contrainte physique, la persuasion, l’autorité du savoir) et dont l’efficacité dépend certes des sanctions possibles (condamnations, renvois…) mais aussi des contre-mesures possibles (sabotage, révolte, inertie,…). L’autorité ne devrait donc pas être le moyen exclusif de la direction des hommes. McGregor pense que la manière dont une organisation est dirigée résulte directement de la conviction de ses dirigeants. Nous pouvons à ce propos cité une phrase de son livre : ‘Derrière chaque décision de commandement ou d’action, il y a des suppositions implicites sur la nature humaine et le comportement des hommes’. Les Th é ories de X et Y Douglas McGregor suggère le nom de théorie X pour définir l’ensemble des postulats ayant prévalu dans les théories classiques du management depuis Henri Fayol. La théorie X admet les suppositions implicites, concernant les modes de management et les systèmes de contrôles, suivantes : L ‘individu éprouve une aversion innée pour le travail, qu’il fera tout pour éviter : Selon les dirigeants, l’individu moyen ressent de la pénibilité au travail, qu’il n’est pas enclin naturellement à réaliser. Les hommes sont considérés comme inactif, le travail est vécu comme une contrainte. Cette considération a des racines profondes depuis l’obligation de travailler comme punition d’Adam et Eve jusqu’à l’idée contemporaine que la direction a pour rôle de faire travailler les hommes. Afin de décourager cette tendance à la « pratique du lit moelleux » et tous les facteurs risquant de détériorer toute progression vers les objectifs fixés par la direction, cette dernière se doit de neutraliser la tendance innée des hommes à éviter le travail. Les individus doivent être contraints, contrôlés, dirigés, menacés de sanctions, si l’on veut qu’ils fournissent les efforts à la réalisation des objectifs organisationnels : Le second postulat abordé ici allègue que les individus ne travaillent que sous la contrainte extérieure et le contrôle. Les récompenses ne sont pas suffisantes pour les motiver, il est donc nécessaire de mettre en place un système de sanctions et de menaces. Selon D. McGregor, après les tentatives de relations humaines instaurées dans l’après-guerre, la crise de 1957-58 aux Etats-Unis a poussé les entreprises à revenir vers la théorie X. L’individu préférera être dirigé, désire éviter les responsabilités, a relativement peu d’ambition, recherche la sécurité avant tout : L’individu répond dans un