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Comment allier science et humanisme ? D’un coté, la science apporte la technique, l’objectivité, la création de richesses et de biens matériels qui doivent « libérer » l’homme. Mais on a vu, dans l’expérience taylorienne, que la fabrication de ces biens, pouvait être contraignante. L’usage des biens libère, mais leur fabrication asservit. La question se complique dès lors qu’il ne faut pas subordonner la science à l’humanisme. Telle est la problématique à surmonter. La grille de Blake et Mouton ne se veut en rien prescriptive. Elle ne prétend pas non plus décrire des caractères. Elle n’aide en rien à réfléchir sur la nature des êtres et des choses parce qu’elle ne s’interroge ni sur l’être ni sur les choses. Elle n’évalue pas la valeur des actions à mener : on reste dans le positivisme. Cette grille n’intéresse pas l’intelligence, mais uniquement la volonté : voulez vous être efficace oui ou non ? (Indépendamment de la nature de l’action à mener). C’est une grille pour l’action. Venant de la part d’un médecin et d’un psychologue, l’amoralisme de la théorie s’est trouvé occulté, dans la mesure où l’on s’attend naturellement à trouver un sens éthique éclairé chez des représentants ces professions. Le positivisme s’est ainsi trouvé indûment promu au rang d’éthique. Mais il le fallait, car l’entreprise « capitaliste » et singulièrement l’entreprise américaine était dénoncée par le bolchevisme mondial comme un lieu d’aliénation. Autre point, le positivisme ne permet pas d’élaborer une morale authentique. Voici pourquoi. Par principe (ou par préjugé), il croit la connaissance du bien et du mal hors d’atteinte de l’esprit humain. La loi naturelle, expression de la volonté divine, lui paraît inconnaissable. C’est pourquoi il ne considère que les phénomènes, (i.e. les manifestations concrètes des comportements humains). Dès lors, que peut être le bien sinon qu’une relation ‘réussie’ et que peut être le mal si non qu’une ‘relation d’échec’ ? C’est sur cette lancée qu’on a commencé à parler de relations ‘gagnant-gagnant’ pour figurer le bien. C’est ainsi que le positivisme enferme la morale dans l’univers de l’utilitarisme, dans la religion du succès. Enfin, mentionnons le manque de réalisme. Dans un univers industriel nécessitant des investissements lourds, le choix d’un style de commandement ne dépend que peu de l’individu. En soi, en faisant abstraction de tout contexte, le style catalyseur, par exemple, aurait toujours pu exister. S’il n’a jamais eu cours dans l’entreprise tayloriste, ce n’est pas à cause « des mentalités qui n’ont pas évolué ». C’est que la forme d’organisation, imposée par les machines, par le chronométrage des tâches, par l’objectif quantitatif de production rend impossible un tel style, quel que soient les leaders, quel que soit leur charisme, leur caractère, leurs capacités et leur préférences ou leur bonne volonté. La grille de Blake et Mouton décrit des styles de management déconnectés du contexte physique, de la structure organisationnelle du travail. Une politique relationnelle n’est pas envisageable dans une entreprise dont l’implantation est prévue pour une production tayloriste. 5. Le style de management de HERSEY ET BLANCHARDDr. Kenneth BLANCHARD, Président de Ken Blanchard compagnie, est un auteur,formateur et consultant internationalement connu et reconnu. Dr. Paul Hersey est scientifique behavioriste internationalement su et entrepreneurtrès prospère. Il est maintenant développement connu pour Leadership Situationnel avec Ken Blanchard qui est énoncé dans leur Gestion du travail de Comportement de l’Organisation dans sa neuvième édition le mieux. Ces deux auteurs revêtent une importance certaine de par leur succès dans lesmilieux du management. Leur positivisme est très séduisant ; il s’agit d’évaluer le