I- origine et fondements de l’école des relations humaines :


En admettant que compétence et motivation (savoir et dynamisme) progressent de pair, on obtient quatre situations types, caractérisées par des degrés de maturité ou degrés d’autonomie. Le leader devra adopter un style plus instrumental si les acteurs ont peu de compétences techniques. En revanche, il aura un style plus relationnel avec des acteurs très compétents. Lorsque le leader se rendra compte que les acteurs arrivent à entretenir de bonnes relations entre eux et avec le reste de l’entreprise, le leader pourra se désinvestir de la partie relationnelle et sera « délégatif ». Ces degrés de maturité sont toujours définis en fonction d’une activité spécifique. Une personne ou un groupe ne peut pas être considéré globalement comme mûr ou comme manquant de maturité. Le regard de Hersey et Blanchard se porte sur les situations, sur les activités spécifiques. Il ne se porte pas sur les personnes en tant que telles. Les situations progressent de 1 à 4. A ces quatre situations types correspondront quatre styles de management. Soit en figure : Un leader situé en style délégatif n’intervient pas. Quand tout va bien, il s’éclipse. Mais s’il survient une difficulté, si les résultats sont en baisse, il ré intervient, au besoin pour fixer à nouveau les objectifs, rappeler les procédures de travail, fixer les délais et les normes. Il redevient directif. Tout repose pour Hersey et Blanchard sur la conception cybernétique selon laquelle l’intervention du leader n’est justifiée que s’il doit modifier quelque chose au travail de l’équipe. Quand tout va bien, il disparaît. Son intervention est assimilable à la rétroaction d’un système cybernétique visant à modifier le rendement d’un moteur pour atteindre une situation cible Outre le fait que la responsabilité d’un dirigeant n’est certainement pas limitée à émettre des messages correctifs à l’endroit de ces collaborateurs, la modélisation des rapports humains procède ici d’un esprit technique et mécaniste qui correspond aussi peu que possible à la nature humaine. IV- Concepts communs aux auteurs de l’ é cole des Relations Humaines: Malgré les apports spécifiques à chaque auteur, il existe des traits communs. C’est pour cela qu’on parle d’Ecole des Relations Humaines

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