I- origine et fondements de l’école des relations humaines :


Likert a essayé d’établir une nouvelle théorie du management assise sur la nature des interactions entre responsable et subordonnés. . Supérieur et subordonné ne doivent pas interagir séparément comme un groupe indépendant. Le rôle essentiel du supérieur est d’être le lien avec d’autres groupes où il est participant. Likert s’est préoccupé développer des interactions entre les membres du groupe. La participation à la décision, à la définition des objectifs, à la résolution des problèmes au niveau du groupe entraîne une meilleure efficacité, car chacun se sent nécessaire et utile à l’organisation. Grâce aux enquêtes qu’il a menées, Likert a distingué quatre styles de management : cette partie sera traitée dans la partie consacrée aux styles de management. 4. Apport de Abraham Maslow      : a. Biographie de Maslow : Né à Brooklyn, New York, Maslow est le fils d’immigrants russes juifs qui se sontinstallés aux États-Unis. Il étudia à l’Université de Wisconsin où il obtint son doctorat de psychologie en 1934. Il a enseigné dans plusieurs universités (Brooklyn College, Brandeis University) et a présidé l’American Psychological Association à la fin de sa vie. Il a écrit de nombreux articles. Ses deux principaux livres sont Motivation and Personality (1e édition 1954, édition définitive 1970) et The Farther Reaches of Human Nature (1e édition posthume 1970, traduit en français en 2006 sous le titre Être humain).b. Apport de Maslow : Maslow définit l’être humain comme un tout présentant des aspects physiologiques, psychologiques, sociologiques et spirituels. Chacun de ces aspects est relié à certains besoins humains. Selon lui, ce sont les besoins qui créent la motivation. Maslow a schématisé la hiérarchie des besoins à l’intérieur d’une pyramide à cinq paliers. Selon lui, la satisfaction d’un besoin ne peut être réalisée que si les besoins de niveau inférieur sont eux-mêmes satisfaits. Ainsi, un individu ne peut se sentir en sécurité que si les besoins de niveaux inférieurs sont eux-mêmes satisfaits. Maslow a d’abord cherché à justifier la théorie Y : elle fonctionnait mal dans l’absolu, faute de répondre aux besoins d’encadrement structurel et de sécurité de certains salariés. Dans une entreprise qui croit en leur autonomie, les personnes sont aussi en attente de cadres et d’assurances. Maslow s’est donc aperçu de la complexité parfois contradictoire des besoins. Pour mieux en rendre compte, il s’est efforcé d’intégrer dans un même modèle des vérités partielles puisées chez Freud, Adler, Jung et d’autres. Sa théorie repose sur une hiérarchie des besoins (physiologiques, de sécurité, d’appartenance, d’estime et de réalisation de soi). Une fois satisfaits les besoins psychologiques fondamentaux (chaleur, nourriture), une fois garanti le besoin d’évoluer dans un environnement sûr et structuré (offrant un abri, de la protection, de la stabilité), les besoins supérieurs d’amour (l’acceptation par les autres, l’affection), d’estime (le pouvoir, le prestige, la responsabilité) et de réalisation du potentiel peuvent être à leur tour satisfaits. Chez Maslow donc, la réponse à un besoin en fait émerger d’autres situés à des niveaux plus élevés. L’homme n’est pas qu’instinctuel. Il a des besoins supérieurs qui sont moins tangibles, plus vastes. Ces besoins engendrent des motivations, raisons que l’individu se donne d’agir.

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