ARRÊT PAR FREIN À DISQUE AUTOMATIQUE Un détecteur de vitesse déclenche, à un certain seuil prédéterminé, un mécanisme automatique d’arrêt complet de l’éolienne. Il ne s’agit plus d’un système de ralentissement, mais bien d’un stoppage complet. Lorsque le vent baisse d’intensité, le frein est relâché et l’éolienne est de nouveau libérée. Ces arrêts peuvent aussi être
déclenchés lorsque l’automate détecte un problème de réseau.
1-7 Le générateur : C’est un alternateur. Les plus simples et robustes sont des générateurs à induction, mais il faut alors contrôler leur excitation par des condensateurs ou les relier au réseau, ce qui n’est pas facile. On doit essayer de stabiliser la vitesse de ces moteurs asynchrones près de leur puissance nominale (vers 1 800 tours) pour avoir en bout de ligne une fréquence et une tension régulières. Voilà pourquoi certains fabricants installent 2 génératrices, l’une exploitant les basses vitesses de vent, l’autre pour les hautes vitesses. On peut utiliser une génératrice autoexcitée : un moteur synchrone à aimants permanents. Plus facile à gérer, ce type d’alternateur est plus cher et comporte de nombreuses pièces mécaniques. Enfin, l’avenir pourrait bien se situer dans les génératrices à basse vitesse car elles suppriment tout recours à un multiplicateur. La nouvelle génératrice discoïde de Jeumont Industrie est une innovation majeure car elle réduit la taille, normalement imposante, de ces alternateurs multipôles. Toutefois, le courant produit doit passer par un onduleur de grande puissance. Il s’agit là aussi d’une technologie de pointe. Ces équipements peuvent nécessiter un système de refroidissement liquide, ce qui leur permet d’avoir une taille plus réduite.1-8 Le mât ou tour : Pour les petites éoliennes, la solution la moins coûteuse est un tuyau en sections qui se trouve amplement haubané. La dimension du tuyau d’acier est surtout fonction du poids de l’éolienne, car ce sont les haubans qui assurent la stabilité de l’ensemble. Plus il y a de haubans et de structure porteuse, plus le bruit est élevé dans les grands vents. Les tours en treillis sont les moins chères, mais souvent mal acceptées. Attention aux enfants qui ont tendance à y grimper. L’autre alternative est une tour autoportante, tubulaire et conique. Aucun hauban n’est alors nécessaire, c’est beaucoup plus élégant, mais le prix d’une telle tour peut atteindre trois ou quatre fois celui d’un pylône haubané. La solidité de la fondation deviendra un élément important. C’est la solution pour les grandes éoliennes.