Iii- principes de la méthode abc

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La Méthode ABC

PLAN

INTRODUCTIONChapitre1 : G é n é ralit é s Sur La M é thode ABC1-Origine et contexte d’évolution de la méthode 2-Principes de la méthode ABC (La méthode d’analyse des coûts fondée sur les activités) 3- Objectifs de la méthode ABCChapitre2 : Mise En Application De La Méthode ABC1-Identification et analyse des activités 2-Affectation des charges indirectes aux activités 3-Identification et choix des Inducteurs de coût 4-Regroupement des activités par Inducteur de coût 5-Imputation des charges indirectes et affectation des charges directes aux coûtsdes produits ou services Chapitre3 :  Int é r ê ts et Limites de La M é thode ABC1-Intérêts de la Méthode ABC 2-Les limites de la Méthode ABC Chapitre 4 : Etude de cas CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE 1


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Introduction Générale

La globalisation des facteurs et des milieux de concurrence alliée à une différenciation des produits de moins en moins durable, a conduit à une instabilité croissante des marchés. Cette évolution a accru la demande en matière d’outil de contrôle de gestion assurant la mise en œuvre de la stratégie et le pilotage de l’entreprise. Dans ce contexte émergent des techniques dites « nouvelles ». L’une des évolutions nouvelles ces dernières années est la comptabilité à base d’activité ABC. C’est une méthode popularisée par les travaux de Kaplan, Cooper et Turney à la fin des années 1980, centrée sur les processus et ses activités ; elle apporte une connaissance pertinente des coûts des produits par une affectation plus rigoureuse des charges indirectes au travers des activités. Pour ce faire, elle rattache les coûts aux activités, puis attribue les coûts des activités aux produits selon l’utilisation qu’ils font de l’activité établie en fonction de bases de répartition variant selon la nature de cette activité. L’étude d’un « nouveau modèle de comptabilité ne pouvait se faire sans avoir, au préalable, situer le contexte dans lequel il émerge et d’en étudier les éléments qui le composent et ses raisons d’être. L’apparition d’un tel modèle implique de faire une critique des modèles anciens existants. Les avantages et les apports de cette méthode sont également une réponse aux insuffisances des outils traditionnels existants. Un premier volet est consacré à la présentation du modèle et à l étude de ses principes. Un second volet pour la mise en œuvre de la méthode ABC. Un troisième volet est consacré à l’étude des intérêts et limites de la méthode. Un quatrième volet contenant une étude de cas. 2


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Chapitre I :G é n é ralit é s Sur La M é thode ABC

Dans cette partie, on va voir trois pionts essentiels :  Historique de la méthode ABC  Principes de la méthode  Et les objectifs de la méthodeI. Origine et contexte d’évolution de la méthode : La comptabilité par activité ou la méthode ABC (Activity based costing) est une technique de calcul et d’analyse des coûts et aussi de gestion, fondée sur l’analyse des activités. Apparue aux Etats-Unis au milieu des années 80 grâce aux travaux de CAMI en 1989 (Computer Aided Manufacturing International). La méthode ABC a été dictée par les changements intervenus durant les deux dernières décennies, caractérisés par :L’évolution du contexte économique : Le contexte économique a été marqué par plusieurs phénomènes qui ont changé. En effet, l’évolution des échanges s’est accélérée tout au long de la deuxième partie du vingtième siècle, les périodes ont succédé les unes aux autres et la logique économique, bien que reposant toujours sur les mêmes bases fondamentales (marché, capital, profit), s’est trouvée modifiée par l’évolution du contexte et les transformations du fonctionnement des entreprises. L’internationalisation des échanges, la concentration des firmes, le plus souvent par croissance externe, la modification des rapports entre l’offre et la demande jusqu’à entraîner des crises successives de surproduction sont les paramètres à considérer pour évaluer les changements qui se sont produits. La situation actuelle est caractérisée par une crise de surproduction à laquelle s’ajoute un marché “turbulent” qui l’emporte sur les comportements rationnels où toute activité de gestion ce qui exige des efforts de réactivité, de flexibilité et d’adaptabilité.L’évolution de la structure des entreprises : L’adaptation à la mondialisation des marchés a eu comme tendance d’accélérer la croissance externe des firmes. La nécessité de “coller” aux nouvelles exigences de ces marchés (réactivité, flexibilité, qualité) a conduit les entreprises à accroître une certaine forme d’autonomie des entités organisationnelles les composant. Si la concentration des entreprises n’est pas un phénomène nouveau, 3


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l’ampleur qu’elle a acquise a modifié en profondeur la structure des coûts. Ces firmes concentrées, imposantes et lourdes à manier, ont dû parallèlement s’adapter aux nouvelles règles non écrites du marché. Si l’organisation pyramidale et hiérarchique apparaît encore dans les organigrammes structurels, elle ne correspond plus tout à fait au fonctionnement réel de la firme. Prendre des décisions urgentes, réagir en temps réel, faire preuve de suffisamment de souplesse pour ne pas rater les opportunités qui se présentent, accepter de modifier ses propres produits pour les adapter aux exigences du “client roi”, telle est la liste, non exhaustive, des indispensables adaptations dont ces entreprises ont dû faire preuve.L’évolution des modes de production : Le contrôle de gestion tel qu’il est traditionnellement élaboré et mis en œuvre, est né à la fin des années 1920 dans un contexte dominé par l’organisation taylorienne de l’entreprise.“L’organisation scientifique du travail” élaborée par Taylor reposait sur un certain nombre de constats de la réalité économique dans laquelle les mécanismes et les savoirs faire étaient stables, aidés en cela par la production en masse et en grandes séries. Le pouvoir des managers reposait, entre autres, sur une “connaissance exhaustive et parfaite des mécanismes” L’objectif du “progrès partagé par tous”, entraînait le seul choix possible, celui de la minimisation des coûts, en particulier des coûts de production, garant de la maximisation des performances. Un seul facteur de production, la main d’oeuvre directe, entraînait, à lui seul, une grande part des coûts de production. La “domination d’un seul facteur de production” facilitait la mise en place d’un modèle de contrôle de gestion. Alors tous ces changements précités ont conduit de nombreuses entreprises à transformer leur modèle de calcul de coût en utilisant le concept de comptabilité à base d’activités qui repose sur l’élément de base du fonctionnement de l’entreprise « l’activité ». Aussi, la méthode ABC tend à remettre en cause la méthode traditionnelle des sections homogènes ou centre d’analyse qui emploie la méthode des coûts complets et qui ne répond plus aux besoins d’informations sur le coût d’un produit pour les raisons suivantes : La main d’œuvre directe qui servait souvent de référence pour l’imputation des frais généraux est moins en moins significative. Difficulté de distinguer entre la main d’œuvre directe et indirecte (exp.: robotisation, automatisation…) L’augmentation des frais généraux est très importante : amortissements, réparation, planification, recherche et développement, gestion des stocks… Et aussi : 4

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