Si tout le monde n’est pas d’accord sur le niveau du « retard algérien » sur
l’Internet et le commerce électronique, il existe un consensus sur les conséquences qu’aurait, à terme, un tel retard. Outre la marginalisation de l’Algérie dans les activités liées aux technologies de
Chapitre 2 : le e-commerce en Algérie
l’information un trop grand attentisme pénaliserait les entreprises algériennes. A commencer bien sûr par les entreprises commerciales.
Le passage au commerce électronique constitue un vrai moteur de relance
pour l’économie algérienne. Son introduction va permettre aux entreprises nationales de s’engager dans la jungle internationale.
a- Le modèle actuel des échanges commerciaux :
L’Algérie est un pays rentier par sa nature économie. Les hydrocarbures
constituent prés de la moitié du PIB global soit 44%, comme nous l’avons déjà signalé si avant. Le secteur commercial en revanche, ne représente que 13 % du PIB national. Plusieurs facteurs sont derrière cette situation parmi lesquels nous allons citer:
Ø Le manque d’investissement dans les secteurs porteurs de l’économie
soit : l’industrie légère surtout (agroalimentaire et textile) et le secteur agricole ;
Ø Le manque d’entreprises capables de rivaliser sur le marché mondial ;
Ø La qualité de la production nationale reste loin des normes
internationales ;
La fréquentation des commerces parmi lesquels en fonction des besoins,
des revenus et des habitudes des consommateurs algériens, il est globalement possible de distinguer quatre groupes :
· Les commerces fréquentés par pratiquement par tout le monde (99% de
la population) sont :
Les épiceries,
Les boulangeries-pâtisseries,
Les librairies, journaux, disques,
Les cafés-tabacs ;
· Les commerces fréquentés par les deux tiers de la population environ
(65%) :
La restauration rapide,
Les stations-service ;
Les pharmacies.