Kaisen : principe de l’amélioration continue


7. TPM (Total Productive Maintenance) La TPM est née officiellement au Japon, en 1971. Elle est une évolution des méthodes de maintenance, notamment américaines, qui tentent d’améliorer le rendement des machines par une démarche proactive. Produire plus et mieux sans investissement productif supplémentaire est possible si l’on s’attaque aux gaspillages. Ce constat imprègne toutes les méthodes japonaises, et ramené à la conduite des machines, cela signifie chercher à maximiser le temps productif, réduire le temps non productif dû aux arrêts et pannes, conserver les cadences optimales et réduire la non-qualité. Ce sont les trois leviers qu’utilise la TPM : disponibilité, performance et qualité. La signification de Maintenance Productive Totale est la suivante :

Maintenance : maintenir en bon état = réparer, nettoyer, graisser et accepter d’y consacrer le temps nécessaire.

Productive : assurer la maintenance tout en produisant ou en pénalisant le moins possible la production.

Totale : considérer tous les aspects (même repeindre la machine) et y associer tout le monde. Au-delà du simple maintien en bon état des machines, l’esprit TPM pousse à les modifier et les améliorer. L’implication des opérateurs est une opportunité pour élever leur niveau de compétence et d’enrichir leurs tâches en leur confiant la maintenance de premier niveau. Par ailleurs, ils connaissent leurs machines de manière intime et sont de fabuleux capteurs à cinq sens, pouvant détecter une anomalie à l’odeur, aux bruits, couleur ou encore vibrations inhabituelles… 7.1 Les idées de base

La propreté et l’ordre : c’est la première phase nécessaire à la TPM; pas de gain de temps possible en fouillant dans le désordre, pas de détection facile des signes précurseurs de pannes, les fuites par exemple, dans un environnement sale… Ces pré-requis sont les 5S, qu’il faut appliquer avant tout.

Connaître les machines : leur fonctionnement (de façon précise), leurs performances et leurs faiblesses.

Suivre quotidiennement les performances des machines, des ateliers, fixer un objectif (très) ambitieux et essayer de l’atteindre, puis de conserver ces performances.

Associer tout le monde : pour relever les données, suivre les évolutions, générer des idées, accroître les connaissances, garder la motivation. Les progrès spectaculaires qu’elle amène et son apparente simplicité font de la TPM une méthode très prisée. Sa mise en oeuvre n’est toutefois pas aussi simple. Il existe des pièges et comme bien des projets, elle a parfois du mal à survivre au- delà des discours et enthousiasmes des débuts. Les principaux écueils de TPM sont le mauvais choix des équipements cibles, la 37

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