Kaisen : principe de l’amélioration continue


lourdeur du recueil des données et les personnels qui tout à TPM en oublient de… produire ! Il est raisonnable de commencer l’introduction de la TPM dans un atelier ou sur un processus pilote correctement ciblé, puis de l’étendre aux autres ressources clés de l’atelier ou de l’entreprise7.2 De quoi est faite la journée d’une machine ? Dans un contexte de rude concurrence, les résultats atteints ne sont pas conformes aux résultats attendus. Alors que les machines semblent tourner à plein, que le personnel court et transpire, d’où proviennent les écarts ? En se penchant sur le « travail » des machines durant les années 60-70, les ingénieurs de Toyota ont fait des constats étonnants :

Une machine ne peut « travailler » durant toute la durée d’ouverture de l’atelier. En effet, il y a nécessairement des opérations qui nécessitent son arrêt ou du moins une phase non productive :

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changements de séries,

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rechargements,

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maintenance,

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préchauffage…

Lorsqu’une machine produit, elle produit aussi bien des pièces bonnes que des mauvaises !

Les performances théoriques des machines sont toujours notoirement surestimées

Des indicateurs inadaptés tel que le « taux de marche » ou « taux de fonctionnement » (temps de fonctionnement / temps d’ouverture atelier) sont trop globaux et ne reflètent pas les performances réelles des machines. Ainsi, lorsque l’on se penche sur le rendement des machines, on peut se bercer de douces illusions. Prenons un « Taux d’utilisation », défini comme le rapport temps de fonctionnement machine / temps d’ouverture atelier Le temps d’ouverture de l’atelier est de 8 heures quotidiennes et la machine « tourne » 7 heures (une heure étant l’indisponibilité des opérateurs), le taux d’utilisation est de 7 / 8 x 100 = 87.5% Ce résultat apparemment flatteur ne veut pas dire grand chose, car on ne peut déterminer le nombre de pièces produites par rapport au nombre de pièces faisables, ni combien de ces pièces sont sans défaut. Un suivi attentif révèle vite que les caractéristiques théoriques ne correspondent pas à la réalité. La mesure de performance des machines est ainsi entachée d’erreurs, de croyances, qui contribuent à l’illusion d’une bonne performance. La mesure de la performance 38

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