Kaisen : principe de l’amélioration continue


8. Les Poka-Yoke8.1 Les résultats escomptés L e P o k a – Yo k é e s t u n d é t r o m p e u r, u n s y s t è m e a n t i – e r r e u r. La production en moyenne et grande série oblige les exécutants à réaliser diverses opérations répétitives. L’attention permanente et soutenue pour garantir la qualité amène fatigue et lassitude. La mémoire physique qu’acquiert le corps et les « automatismes », contribue également à la dérive de l’esprit, à la distraction. Afin de pallier ces faiblesses inhérentes à l’humain, il convient d’équiper les postes de travail de dispositifs anti-erreurs. Ces dispositifs ou détrompeurs peuvent se présenter sous différentes formes :

Tout-ou-rien, qui autorise uniquement la position admise pour sa fabrication

Comptage, pour garantir qu’aucun élément n’a été oublié

Séquentiels, qui garantissent l’exécution du mode opératoire dans l’ordre défini Se sont souvent des « bricolages » (au sens noble du terme) astucieux qui permettent de déceler, éviter une erreur. Quelques exemples :

Une pièce ne peut être libérée que si l’opération à surveiller a bien déclenché un contact (séquentiel).

Un système de gabarits retient les pièces à la géométrie non conforme (dimensionnel).

Un système de piges rend impossible le montage d’un outil à l’envers (asymétrie). La mise en place d’un Poka-Yoké est souvent faite dans le contexte du Kaizen : à un problème révélé, l’analyse livre les causes et le système Poka-Yoké les supprime De nombreuses entreprises rêvent de contrôler parfaitement la qualité de leur production. Or, pour atteindre le zéro défaut, la maîtrise statistique des processus et le contrôle par échantillonnage ne suffisent pas toujours. On utilise alors l’approche du« poka-yoké ». Ce terme japonais, largement répandu par Shigeo Shingo, signifie « éviter (yokery) les erreurs (poka) ». Les dispositifs poka-yoké ou anti-erreur servent deux fins : 1. permettre un contrôle à 100% et peu coûteux, 2. réduire au minimum les délais entre la détection des défauts et l’application des actions correctives. 44

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