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12. Kaizen, écueils & alternativeLa résistance au changement Il n’est pas trop difficile d’introduire des nouveautés dans une organisation, mais en conserver et en maintenir la dynamique l’est assurément. Une des raisons de l’échec est la résistance au changement, changer sa routine confortable. Comme les changements ont longtemps été imposés par la hiérarchie et destinés à gagner plus « sur le dos » des ouvriers, ceux-ci nécessitent informations, entraînement et surtout de la confiance dans le nouveau système. Et quel meilleur moyen pour gagner l’adhésion des acteurs au projet que de les faire participer ? Le second écueil classique est le manque de structures, de systèmes et procédures qui assurent la continuité de ces nouvelles activités. L’expérience montre malheureusement des projets lancés à grand renfort de publicité, mais qui n’ont pas dépassé le stade d’affiche, ou d’autres, morts nés car personne n’avait en charge le maintien et l’animation. L’implication de la direction dans de telles activités est cruciale. Le middle management doit lui fournir les moyens opérationnels pour transmettre et maintenir le projet dans l’atelier.En faire trop … Dans un environnement industriel, les points d’amélioration potentiels sont nombreux. On pourrait même améliorer indéfiniment. Il est assez fréquent que les groupes d’amélioration proposent des améliorations pour améliorer. Si c’est là le but, il ne faut cependant pas perdre de vue que l’amélioration devrait apporter de la valeur ajoutée ou supprimer des pertes. Bien qu’on ne puisse pas fixer de critères absolus pour évaluer l’intérêt d’une amélioration proposée, il peut être déroutant d’entendre que l’ajout d’un « élément de confort » sur un poste de travail relève du Kaizen. Bien sûr, il faut soigner l’ergonomie des postes, mais il faut bien s’entendre aussi sur le champ d’action de la démarche Kaizen, car toute action n’est pas justifiable simplement parce qu’accompagnée du mot magique. Le cadre formel doit en principe veiller aux dérives. Le recours à des outils simples d’analyse et d’aide à la décision tels que les diagrammes de Pareto et le QQOQCP peuvent se révéler forts utiles.Une alternative Kaizen Blitz – Kaikaku L’approche Kaizen traditionnelle ou « amélioration continue à petits pas, est par sa définition même, une approche graduelle, incrémentale, à mener sur le long terme. On améliore quantité de choses, mais en faible amplitude. L’approche Kaizen présente de multiples intérêts, mais l’inconvénient de cette approche est la faible vitesse de déploiement et la modestie des améliorations. 53