Kaisen : principe de l’amélioration continue


Les marcheurs sont des ressources avec des capacités différentes. Leur BUT est de couvrir une certaine distance en un temps déterminé, leur débit est donc la distance couverte. Les plus lents, comparables aux goulots, limitent la distance parcourue par unité de temps, c’est à dire le débit. La non synchronisation entre les marcheurs crée des stocks sous forme de distance parcourue en avance, mais qui n’est d’aucune utilité puisqu’il faut attendre les derniers. Les meilleurs marcheurs, ceux qui ont des capacités en excès par rapport aux plus lents, ont l’habitude d’aller à leur rythme et sont mécontents du rythme global. Le chef de course qui a planifié avec soin cette marche, voit que les accidents du terrain, des obstacles inattendus altèrent le rythme et rendent l’arrivée à l’heure de plus en plus improbable. En effet c’est un échec : le rendez-vous est manqué et tous sont mécontents.Le chef de course applique la TOC Ne pouvant se résoudre à rester sur un échec, le chef de course étudie la Théorie des Contraintes et retente un essai : Le marcheur le plus lent est la ressource goulot, qui limite la vitesse de la troupe. C’est sur lui qu’il faut synchroniser les autres marcheurs. Le goulot se voit confier un tambour, avec lequel il donnera le rythme de marche aux autres. Afin d’éviter que les marcheurs plus rapides ne se sur- activent, tous les marcheurs seront encordés, comme pour une course en montagne. Ainsi, plus moyen d’aller plus vite que le rythme, ni de musarder en route. Mais comme des petites variations de vitesse individuelle surviendront fatalement, la corde a du mou, ce qui permet de stocker de la distance, et donc d’absorber les petits aléas. Connaissant les limitations de son système, en planifiant, le chef de course décale le départ de sorte qu’il soit assuré d’arriver à l’heure. Il lui suffit de connaître la capacité de son marcheur goulot, donc de planifier selon une seule ressource, sachant que les excédents de capacité des autres leur permettent de suivre sans qu’il soit nécessaire de s’en préoccuper. Et devinez ce qui arriva ? Tous à l’heure au Rendez-vous, sans essoufflement ni mauvaise humeur. Cette analogie de la troupe en marche permet d’introduire le concept Tambour- Stock-Corde, traduction littérale de Drum-Buffer-Rope, abrégé DBR. Le tambour donne le rythme, le(s) stock(s) protège(nt) l’activité et le débit contre les aléas et la corde limite (ou force) l’activation des ressources non goulots 12

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