La chaine de valeur
chaîne de valeur nécessaire pour servir l’informaticien qui dispose de prestations de servicesur place, diffère de celle qu’exige les services aux petites entreprises. Ces dernières ontbesoin d’une assistance importante, de matériel moins sophistiqué et de logicielsconviviaux.Mais, tout comme des différences entre segments peuvent favoriser un champ concurrentielétroit, les interconnexions entre les chaînes de valeur qui desservent différents segmentsfavorisent un champ concurrentiel large. Par exemple, la chaîne de valeur de GeneralMotors liée à la production de petites voitures diffère de celle nécessaire à la production degrandes voitures, mais nombre des activités créatrices de valeur qui les composent sontcommunes. Il en résulte une tension entre le désir de tailler la chaîne de valeur sur mesureau profit d’un segment particulier et la volonté d’en établir une seule commune auxdifférents segments. Cette tension est fondamentale, lorsqu’on aborde la segmentationd’un secteur ou le choix de stratégies de concentration.
Le degré d’intégration
Le degré d’intégration verticale mesure le partage des activités entre la firme, sesfournisseurs, ses circuits de distribution et ses clients. Une firme peut acheter descomposants plutôt que de les fabriquer elle-même ou passer un contrat de sous-traitanceplutôt que d’entretenir sa propre organisation de service. De même, les circuits dedistribution peuvent assurer de nombreuses fonctions à la place de la firme. Celle-ci peutaussi partager des activités avec ses clients. L’une des manières par lesquelles une firmepeut se différencier consiste à prendre en charge elle-même un plus grand nombre desactivités exercées par le client. Dans les cas extrêmes, la firme s’engage totalement dans lesecteur du client.Quand on examine la question de l’intégration sous l’angle de la chaîne de valeur, ildevient clair que les possibilités d’intégration sont souvent plus fortes qu’on les croît. On atendance à considérer l’intégration verticale sous l’angle des produits physiques ou desrelations avec le fournisseur que sous l’angle des activités, mais elle embrasse les deuxaspects. Par exemple, une firme peut se reposer sur les capacités d’assistance techniquesou de prestations de service du fournisseur ou elle peut réaliser ces activités elle-même. Lesmêmes principes s’appliquent à l’intégration avec les circuits de distribution et les clients.Il existe donc de nombreuses options dans le partage des activités créatrices de valeur.
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