La communication de recrutement est devenue une composante essentielle de la communication globale des entreprises


au fait des difficultés du marché de l’emploi et soucieux de jouer un rôle d’interface entre les entreprises et les candidats. Les honoraires des cabinets, s’ils ont connu des excès au cours des années 80, sont revenus à des niveaux plus raisonnables. Ils oscillent aujourd’hui à un niveau compris entre 15% et 18% du salaire annuel brut du candidat pour un recrutement par annonce et entre 20% et 30% du salaire annuel brut du candidat pour une approche directe. Ces honoraires sont certes élevés, mais ils s’expliquent par le temps et l’énergie dépensés dans une procédure de recrutement difficile. Les honoraires incluent en outre toujours une clause de garantie d’ une durée variable de 3 mois à un an (en fonction du niveau du poste), selon laquelle le cabinet s’engage à reprendre gracieusement le recrutement s’il aboutit à un échec. Les cabinets ont été parmi les premiers à comprendre l’importance de la qualité des annonces pour transmettre un message. Ils ont défendu leurs idées sur la rédaction des textes et leur présentation graphique. Ils ont démontré l’intérêt de la transparence et, chaque fois que cela est possible, de la signature à la fois de l’entreprise et de son cabinet. Ils ont développé un partenariat très actif avec les grands supports et ont souvent participé à la création d’agences en communication de recrutement. Leur rôle de conseil à cette étape de la recherche est essentiel. L’annonce est la synthèse d’une «étude approfondie de tous les éléments caractérisant l’entreprise, définissant son besoin et dessinant le profil du collaborateur souhaité. Les cabinets ont mis au point deux concepts originaux complémentaires pour moins dépendre des effets de la conjoncture sur le flux des candidatures : – le premier, la « Candidathèque est une sorte de banque de données à laquelle les cadres en recherche d’emploi plus ou moins active sont invités à s’inscrire : il s’agit bien sûr d’un service gratuit et les conditions d’admission à ce fichier respectent en tout point les instructions de confidentialité de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté ; – Cadremploi, créé à la fin des années 80 par 50 cabinets : il s’agissait en fait d’utiliser les possibilités du Minitel pour prolonger la vie des offres d’emploi et en développer le contenu ; les cadres assurés de trouver sur Cadremploi des offres en grand nombre, bien présentées et toujours d’actualité, lui accordèrent leur confiance et prirent l’habitude de la consultation (au palmarès des serveurs spécialisés, Cadremploi garde toujours la première place).

2.4.3 Comment choisir un cabinet ?

Au 1er rang, sans nul doute, il faut noter la réputation d’un

nom ou consultant et la certitude que, confié à de tels professionnels, le problème sera bien traité. S’il est un métier dont les effets se prolongent , c’est bien celui-là, qui touche de si près à l’intimité des entreprises. La notoriété pour un cabinet s’acquiert dans la discrétion de missions bien menées et peut se perdre sur des erreurs de comportement. Elle procède de la maîtrise d’un art autant que du respect d’une éthique. Chacun choisira son partenaire au regard de ses propres valeurs. Le choix d’un cabinet doit prendre en compte : 47

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