La communication de recrutement est devenue une composante essentielle de la communication globale des entreprises


filières, et donc par la présence de stages dans la grande majorité des cursus, de nombreux rapprochements entre les entreprises et les établissements ont vu le jour. Ils réservent aux entreprises désireuses d’opérer des recrutements de véritables opportunités quant à la richesse et à la variété des contacts potentiels. Les relations écoles et universités ainsi que la participation à des forums permettent donc également aux entreprises de drainer des candidatures. Toutefois, ce type de manifestation n’est le plus souvent qu’un moyen de promotion pour l’entreprise et ne donne que rarement des résultats opérationnels immédiats. Il complète, renforce et dynamise en revanche l’envoi de candidatures spontanées. La recherche par candidature spontanée se développe en effet de plus en plus. La crise a favorisé l’abondance de ces candidatures, notamment dans les grandes entreprises et celles ayant une bonne image . Aussi, de plus en plus d’entreprises adoptent-elles des systèmes de gestion de ces candidatures, étant donné leur qualité, et devant l’économie réalisée par rapport au passage d’une annonce presse. Elles ont été, jusqu’à ces dernières années, une source non négligeable à exploiter lors d’un recrutement (25% des recrutements effectués par ce biais). Elles le demeurent mais leur nombre de plus en plus élevé a malheureusement engorgé les circuits et rendu leur exploitation très difficile. Il n’est pas rare qu’une entreprise reçoive plusieurs centaines, parfois plusieurs milliers de candidatures spontanées par mois, ce qui rend leur gestion problématique. Leur saisie sur un fichier « maison » ne sert souvent qu’à éditer une réponse de « complaisance ». Pour constituer un véritable fichier, il faudrait « codifier » les CV, c’est-à-dire codifier à la fois une formation, des expériences et un profil professionnel ; ce qui se révèle, à l’usage, extrêmement difficile. Le tri sur fichier reste donc un vœu pieux ; les multiples tentatives, décourageantes, se soldant souvent par des échecs. La durée de vie d’une candidature spontanée est limitée : elle va de quelques jours à quelques semaines, dans le meilleur des cas. Aujourd’hui, elles ne sont exploitables Que lorsqu’elles concernent un profil professionnel très pointu, généralement en relation avec le noyau de métiers de l’entreprise. Il ne faut cependant pas perdre de vue qu’une candidature spontanée devient rapidement obsolète : passé quelques mois, une mise à jour s’impose, les candidats peuvent avoir changé d’adresse ou ne plus être disponibles professionnellement. .2.5.2.1 Les universités L’ensemble des universités a su créer des liens, récents pour certaines, plus anciens pour d’autres, avec le monde de l’entreprise. Ils s’illustrent lors de la participation de certains professionnels à des animations de cours mais plus largement dans le cadre du service emploi et stages de chacune d’entre elles. Ces services se positionnent comme l’interlocuteur privilégié des entreprises pour la communication d’offres d’emploi et de stages. A l’Université Dauphine, ces offres d’emploi sont présentées masquées aux étudiants ; 3 conseillers composant le service-emploi reçoivent les étudiants intéressés et vérifient avec eux la bonne adéquation de l’offre avec leur profil ; c’est seulement après cet entretien que les coordonnées de l’entreprise leur sont communiquées (1997 : 1275 offres de CDI et 200 offres de CDD). 52

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