La déchéance d’un homme de dazai osamu centre nationa


donner beaucoup de peine pour me jouer des gens. Mais n’étais -ce pas surtout parce qu’entre une représentation au milieux des siens ou chez les autres, dans son pays ou en terre étrangère, il existe une différence de difficulté qui est insurmontable, même pour un homme doué de génie, même pour Jésus, fils de Dieu ? ». Cependant, un certain camarade, décrit comme laid et idiot, semble découvrir la supercherie, Yozo élabore alors une stratégie : devenir son ami pour vérifier qu’il ne soit pas dénoncé. Ce nouvel –ami- lui dit alors « tu seras aimé par toutes les femmes ». Cependant, cet innocent compliment est pour le protagoniste une véritable « prédiction diabolique ». On note aussi un humour noir présent dans un machisme que l’auteur exacerbe volontairement. Il compare les femmes avec les démons traditionnels japonais, qu’il suffisait de nourrir pour calmer. Il devient passionné de peinture, mais selon lui, proposerait en classe des peintures d’une beauté esthétique générale mais commune pour ne pas se révéler. Après son diplôme, il souhaite entrer aux Beaux-arts de Tokyo mais il ira finalement au Lycée supérieur en suivant la volonté de son père. C’est à partir de cet événement que le lecteur peut véritablement découvrir la déchéance du protagoniste. Il tente l’internat mais ira vivre dans un appartement privé de son père. Il ne supportait pas la vantardise des jeunes. Il commence à ne plus suivre le cours et fréquente les étudiants des Beaux-arts qui lui enseignent ce qu’il juge comme ses premières réalités concrètes : l’art, le saké, le tabac, les prostituées, les monts-de-piété et l’engagement politique. Il y rencontre l’un de ses véritables meilleurs amis : Horiki, un étudiant en art diplômé mais ruiné qui continue à fréquenter les ateliers de l’école. Le protagoniste n’a pas énormément de respect pour lui, mais il le considère tout de même comme son « instructeur » dans la

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