Aller au contenu
mesure où il représente un moyen pour l’auteur de sortir de l’irréalité de sa condition. Peu à peu, sa peur des autres et son rôle de « bouffon » qui disparaît le poussent à renforcer sa consommation d’alcool et de « services » féminins allant jusqu’à vendre tout ce qu’il possède pour continuer à se les procurer. Il trouve les prostituées angéliques, religieuses, réconfortantes à l’image de Marie. Il perd cependant le goût de s’amuser avec les prostituées lorsqu’il se rend compte que cela attirerait paradoxalement les autres femmes. Il commence à adhérer au Part communiste, mais avoue que c’est plus par plaisir de l’illégalité que par amour de Marx, il parle alors de « conscience boiteuse ». Cependant, il avoue apprécier ces sympathisants de gauche qui regorgent de « coupables conscients» tels que lui. « L’atmosphère de ce groupe d’un véritable mouvement souterrain entrepris par ces hommes me donnait une curieuse tranquillité, un bref confort spirituel. Bref, plus que le but originel de ce mouvement, sa pureté me donnait l’impression que j’étais en harmonie avec lui ». Privé d’argent par son manque d’assiduité en classe, il vit aux crochets de ses rencontres sentimentales en entretenant plusieurs relations en même temps. Le grand changement de cette forme de routine sera sa rencontre avec Tsuneko, une serveuse du quartier de Ginza, la première personne pour qui il aura véritablement un sincère respect. Cette femme, officiellement mariée, vit au jour le jour sans y prendre gout. Ensemble, ils décident de dépenser tout ce qu’ils possèdent pour s’offrir des instants de répits, des bribes de plaisir. Notons le lien entre le matérialisme et le soulagement comme nature humaine
Pages :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11