5 Plus le montant du financement est grand, plus le coût du financement est élevé. Simplement, le coût de financement est relatif à des formes de financement différentes. Si le financement s’élève, on passe successivement de l’autofinancement, à l’emprunt, et ensuite à l’accroissement de capital. En C, il n’y a pas de réserves d’autofinancement et donc les capacités d’emprunt sont limitées. La garantie pour les banques, ce sont les fonds propres. Il y a un ratio entre les fonds propres de l’entreprise et ses capacités d’emprunt dans le bilan de l’entreprise, pour des raisons de sécurité bancaire mais aussi pour des raisons propres à l’entreprise. Si une entreprise s’endette trop, notamment à court terme, par rapport au capital dont elle dispose, et qu’elle entre dans une phase de basse conjoncture, elle est obligée de rembourser ses emprunts alors même qu’elle n’en a plus les moyens car son chiffre d’affaire est devenu insuffisant. C’est pourquoi les banques ne prêtent que si les fonds propres sont suffisants. À un moment donné, la capacité d’emprunter de l’entreprise est épuisée, sauf si on a recours à une augmentation de capital. L’entreprise va pouvoir alors financer un investissement supplémentaire grâce aux fonds propres, c’est à dire grâce à l’argent apporté par les actionnaires. Le problème est de savoir d’où vient l’argent qui permet de financer l’investissement. Il peut provenir de l’entreprise elle-même et des bénéfices qui ont été mis en réserve, des emprunts auprès des banques ou sur le marché financier, des nouveaux actionnaires Si il y a une amélioration de la conjoncture, la courbe de financement se décale à droite (F’), parce que les bénéfices vont augmenter, et donc les réserves d’autofinancement.
Pages : 1 2