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pour eux, ils n’auront pas ma voix, il ne faut quand même pas exagérer »). En matière de vente, d’économie et de marketing, le premier frustré est à l’évidence l’homo cliens. C’est lui qui est en première ligne au supermarché, lorsqu’il fait la queue au cinéma, au péage d’autoroute, etc. Il a sa propre perception claire de ses droits. Il a aussi la perception aiguë de l’injustice qui lui est faite : « Je suis client, je paie des impôts, j’ai fait la guerre, je travaille, moi » . Sa perception de son droit de rancune à l’endroit des responsables qui font de lui une victime est parfaitement nette. De ce fait, sa frustration ne se discute donc pas. Elle se constate. Elle est propre à sa perception. Comme toute perception, elle induit une réaction et par là même un comportement. Ici, on observe que le comportement de l’homo cliens frustré se caractérisera par son agressivité soudaine et souvent non contenue, par son refus d’essayer, d’acheter, de communiquer. Rien ne pourra calmer cette agressivité, sauf la condamnation des coupables (droit de vengeance) et la réhabilitation de son innocence. Derrière ce mot « frustration » et ses définitions complexes se cachent des faits petits ou grands, simples, évidents, qui rendent agressif au quotidien des milliers d’individus, ce qui n’est pas sans avoir des effets « billard » non négligeables sur l’économie. Les sept types de frustration Parmi les frustrations qui accablent l’homo consomatio comme l’homo cliens, on a pu isoler sept grandes familles ou types de frustrations.Première frustration : la perte de temps