Toujours est-il que la plupart des gouvernements (cf. critères de convergence) semblent aujourd’hui adhérer à ces idées, davantage à cause de l’échec des politiques keynésiennes ces dernières années que par véritable conviction. Ces politiques semblent néanmoins porter leurs fruits: même s’il est difficile de dire qu’elles ont permis le retour de la croissance, on peut néanmoins penser que nos économies repartent sur des bases plus saines, après une cure d’austérité. Conclusion Il est finalement difficile de contester l’idée selon laquelle à court terme la monnaie peut avoir des effets sur l’économie réelle. Néanmoins à long terme la monnaie est neutre et n’influe pas sur la croissance. Ceci peut justifier une politique monétaire restrictive, mais tout autant une politique de type keynésien: en effet si à long terme rien ne change, pourquoi se priver d’une relance budgétaire, si celle-ci peut atténuer les coûts sociaux d’une crise par exemple? La monnaie peut alors devenir un moyen de lisser la courbe de la croissance, et ainsi d’éviter une croissance du type stop and go aux conséquences sociales lourdes.
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