Maslow explique la motivation par des sources intrinsèques à l’individu, il perçoit le développement des besoins en fonction du développement humain. La théorie de Maslow a suscité plusieurs critiques, pour paliers à ses faiblesses d’autres auteurs ont proposé de nouveaux modèles conceptuels et empiriques. Notamment Alderfer (théorie ESC) qui avance qu’il existe trois catégories de besoins :
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Les besoins d’existence : ils s’allient aux deux premiers niveaux de besoins de Maslow, et correspondent dans une organisation aux besoins d’obtention de bonnes conditions de travail et d’avantages sociaux.
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Les besoins de sociabilité : ils désignent en organisation le besoin des individus d’entretenir des relations intimes avec leurs semblables, de partager leurs sentiments et émotions, et de la réciproque de la part des autres. On retrouve ces besoins dans le désir d’échanges, de communiquer en général et de former des groupes. Ces besoins correspondent aux deux autres échelons de la pyramide de Maslow ; appartenance et estime.
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Les besoins de croissance : pour Alderfer, ces besoins englobe la recherche de défis et encore le désir de s’adonner à des activités propres à développer la créativité. Ils sont semblables aux besoins actualisation de Maslow. Cette théorie entre en contradiction avec celle de Maslow qui présente une progression dans les besoins à satisfaire. Alderfer quant à lui reconnait que la frustration d’un besoin peut amener la régression dans l’ordre des besoins à satisfaire. Alderfer ne présente pas une nouvelle théorie des besoins, mais plutôt un réaménagement de celle de Maslow. Sa contribution à surtout permis de montrer que l’ordre de la satisfaction des besoins n’est pas nécessairement progressif, et que l’on peut également chercher à satisfaire plusieurs besoins à la fois. Toujours dans l’optique selon laquelle c’est la volonté de satisfaction d’un besoin qui motive les individus, McClelland a proposé en 1961 sa théorie selon laquelle un des trois besoins
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