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1 La structure divisionnelle Dans les entreprises plus âgées, il est possible que la direction se lasse des marches traditionnels et en cherche de nouveaux pour trouver une diversion, ou qu’elle soit contrainte à diversifier par l’arrivée de nouveaux concurrents sur les marches traditionnels. Cependant, certaines organisations se constituent d’emblée sous la forme divisionnalisée : des organisations indépendante» s’associent, s’allient, pour bénéficier d’économies d’échelle, pour partager des ressources financières ou des services communs. On parle à ce propos d’associations ou de fédérations; c’est le cas par exemple des organisations coopératives créées par des agriculteurs pour commercialiser leurs produits ou par des petites entreprises de construction pour faire face à la concurrence des plus grandes: Bien entendu, toutes les fédérations ne sont pas des créations volontaires : offres publiques d’achat ,les nationalisations peuvent amener la création de Structures Divisionnalisée. Lorsque des organisations fédérées ont des produits ou des services communs, de fortes pressions apparaissent naturellement qui les poussent à consolider leurs activités dans des structures plus intégrées (plus précisément à concentrer des fonctions critiques au siège) et leurs structures divisionnalisée ont tendance à être poussées vers des structures intégrées de bureaucraties mécanistes. Le Pouvoir Nous venons de voir comment le pouvoir peut expliquer la création de fédérations : des petites organisations s’unissent pour faire face sur un pied d’égalité au pouvoir des plus grandes, les gouvernements et les actionnaires utilisent leur pouvoir pour créer des fédérations par la contrainte. Nous avons aussi vu, plus haut, quel est le rôle du pouvoir à l’intérieur de la structure : les directeurs de division cherchent à accroître leur pouvoir en poussant à la croissance, à la diversification et à la divisionnalisation. Même dans les organisations structurées par fonctions, la recherche d’autonomie par des cidres intermédiaires agressifs aboutit à une poussée de divisionnalisation à leur niveau de la hiérarchie. Par ailleurs, du point de vue de la direction générale, la Structure Divisionnalisée est celle qui est la plus propice à l’accroissement du pouvoir puisqu’elle permet d’ajouter de nouvelles unités à l’organisation avec relativement peu d’effort et de perturbation (le directeur général doit bien sûr partager ce pouvoir accru avec les directeurs de divisions). En fait, le mouvement de diversification des conglomérats américains apparaît comme un gigantesque jeu de pouvoir entre des PDG qui cherchent chacun à bâtir l’empire le plus grand possible. Ces mêmes facteurs liés au pouvoir jouent bien entendu en dehors du domaine industriel, et ils contribuent à expliquer la popularité croissante de la Structure Divisionnalisée dans les syndicats, les systèmes d’éducation, les universités, et en particulier les gouvernements. Ainsi on a l’exemple du président d’une des six universités provinciales canadiennes qui justifiait sa tentative pour prendre le contrôle des deux plus petites universités avec l’argument suivant: il serait plus « pratique » pour le gouvernement de négocier avec quatre administrations qu’avec six. » Aucune mention de l’accroissement de son pouvoir, aucune mention des coûts administratifs supplémentaires (son université devrait négocier avec les deux campus en question), aucune mention de l’effet sur ces petites Bureaucraties Professionnelles de l’introduction d’un niveau d’encadrement supplémentaire. On peut par ailleurs considérer un gouvernement comme une Structure Divisionnalisée où l’administration centrale qui ne peut contrôler directement tous les départements (qui jouent ici le rôle de divisions) laisse une autonomie considérable aux responsables de ces départements, puis essaie de contrôler leur performance (on a bien sûr ici une simplification excessive puisqu’il y a toutes sortes d’interdépendances entre les départements). Dans cette « structure divisionnalisée », les services du Budget sont les unités technocratiques chargées du contrôle des performances, lès services de la Fonction Publique (aussi en partie.
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