La structure divisionnelle


1 La structure divisionnelle interdépendances entre les divisions sont grandes, plus le problème devient complexe, et plus le poids des départements fonctionnels du groupe devient important. En principe, le rôle de ces fonctionnels vis-à-vis des divisions est double : d’une part, conseiller et orienter les divisions dans la définition de leurs politiques spécifiques et dans la mise en œuvre des décisions correspondantes (ressources humaines, financières ou technologiques) ; d’autre part, fournir des services spécialisés, systématiquement ou à la demande, de façon à réaliser des économies d’échelle (paie, service juridique, par exemple). H.Mintzberg propose de séparer les fonctionnels en deux catégories :  La technostructure, composée d’analystes et de « designers » des systèmes qui définissent les règles et les méthodes de travail et assurent les suivis et les contrôles ;  Le support logistique, qui se situe hors du flux de travail de l’entreprise et propose aux opérationnels des services spécialisés. Dans la pratique, cependant, ce sont souvent les mêmes services qui tiennent les deux rôles, malgré les conflits fréquents qui résultent de cette confusion. De plus, les dirigeants de ces services (par exemple le directeur financier ou le directeur du personnel) sont le plus souvent en même temps des membres de ce que Mintzberg appelle le « sommet stratégique ». Ainsi, dans la structure divisionnelle, les relations entre les fonctionnels du groupe et leurs interlocuteurs dans les divisions couvrent en réalité une gamme complète des situations. Cela va de la dépendance totale à une réelle indépendance, selon la personnalité des titulaires et la stratégie des groupes. Par exemple, les grands groupes d’information et de divertissement ont des structures divisionnelles très comparables, branches TV, radio, presse, subdivisées en business units (chaîne de diffusion et journaux imprimés). Mais, certaines adoptent un modèle très congloméral avec des unités très indépendantes et des services centraux limités au contrôle et à la finance. D’autres, au contraire, cherchent à maximiser les synergies en matière d’information et de divertissement en développant des unités centrales fortes qui cumulent les rôles du sommet stratégique, technostructure et support logistique. Par leur fonction et par les instruments d’intégration dont ils disposent, le responsable du plan et celui du contrôle de gestion jouent un rôle de coordination privilégié. Ils ont une vue complète de l’ensemble des divisions et départements. La coordination dans la structure divisionnelle dépend largement des procédures et de la façon dont elles sont mises en œuvre : système de planification, de budgétisation et de reporting, procédures d’approbation des investissements, méthodes d’évaluation des performances des unités et de leurs gestionnaires. Mintzberg distingue la coordination par des mécanismes d’ajustement et par des mécanismes de couplage :  Les mécanismes de couplage Au sein de la structure divisionaliste on peut trouver les trois types de couplage :  Couplage communautaire :est le cas où deux divisions utilisent les mêmes moyens (machines, outils, ordinateurs, camions). Le partage de ressources communes les oblige à se coordonner même si leur travail respectif n’au aucunement besoin de l’autre.  Couplage séquentiel : exprime l’interdépendance d’un poste de travail aval par rapport à un poste de travail amont, comme cela se produit sur une chaîne de production. Le travail d’un poste, son résultat final, est la base de travail,

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