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1 La structure divisionnelle Dans les années 1970-1975, une équipe de chercheurs de Harvard, sous la direction de B. Scott, a proposé un modèle qui perfectionne le schéma dichotomique de Chandler (stratégie en mono-activité = structure fonctionnelle ; stratégie diversifiée = structure divisionnelle). Ces auteurs ont montré, en particulier, que les grandes entreprises se répartissent en quatre grands types : Les entreprises mono-productrices organisées par fonctions, telles que nous les avons décrites précédemment ; Les entreprises à produit dominant dont 70% à 95% des ventes proviennent d’un seul produit ou d’une chaîne de produits très intégré. Leur structure est fonctionnelle pour l’essentiel, mais elles disposent généralement de divisions ou de filiales suffisamment autonomes pour gérer leurs activités de diversification. Dans cette catégorie entrent la plupart des grands de la sidérurgie, de l’automobile, du papier, du ciment, de la banque ou de l’assurance, mais aussi, par exemple, IBM, Xerox et Microsoft. Les entreprises diversifiées à produits liés entre eux par des complémentarités technologiques, voire commerciales, dont la structure est typiquement hiérarchico- fonctionnelle, un des rôles essentiels des fonctionnels étant précisément d’exploiter les synergies entre activités. C’est le cas par exemple, des grands de l’équipement électrique ou mécanique (Philips, Mitsubishi, Schneider) ; Les conglomérats, dont la diversification s’est réalisée essentiellement dans des activités sans lien réel entre elles, et qui adoptent en général une structure de holding, laissant une très grande latitude stratégique à chaque filiale. L’observation de l’évolution des grandes entreprises nord-américaines et européennes sur vingt ans a ainsi permis à l’équipe de Harvard de montrer que les passages entre stades tendaient essentiellement à se faire comme indiqué ci-dessous :
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