LE BARYCENTRE
LA MÉTHODE DU BARYCENTRE FICHE de « CONNAISSANCES » L’entreprise doit souvent faire face à : un accroissement d’activité, associé à un manque de place, une recherche de réduction des coûts, une modification de la politique de distribution… Son action consiste alors à trouver un emplacement (à l’interne ou l’externe) pour lequel les coûts sont minimisés. La méthode du barycentre répond à cette attente. Ó Objectif La méthode du barycentre permet de déterminer le milieu d’un réseau de points à desservir dont les coordonnées sont pondérées par un indicateur de trafic pouvant être exprimé en poids, volume, distance, nombre de lignes de commandes, chiffre d’affaires… Ó Recherche d’une implantation Une recherche d’implantation conduit l’entreprise à analyser son activité : détermination des prévisions de ventes, étude des produits, évolution des flux, des stocks, estimation des besoins matériels et humains, évaluation des coûts d’exploitation. L’implantation peut être réalisée ultérieurement. Dans ce cas, il faut tenir compte de l’évolution probable du trafic au cours de ce délai. Ó Utilisation de la méthode Cette méthode est utilisée pour : l’implantation ou l’extension d’un bâtiment (ex : magasin de stockage), l’installation d’un poste de travail (ex : filmage), l’aménagement d’un local (ex : réserve d’emballages)… Ó Limites de la méthode Il est parfois nécessaire de modifier le point théorique d’implantation optimale en fonction : des modes d’acheminement, des axes de communication et de circulation, des limites et des opportunités du site, du coût de revient de l’implantation. Lorsqu’un point à desservir présente une valeur de flux très supérieure aux autres, la méthode du barycentre ne s’applique pas.
LA MÉTHODE DU BARYCENTRE FICHE MÉTHODOLOGIQUE Étapes Moyens 1- Corriger le trafic « t » si l’implantation est différée. Multiplier le trafic « t » par la valeur relative de son évolution, élevée à la puissance « n » correspondant au
délai de réalisation, pour obtenir « n i » :
si évolution positive « n i » = « t » [ (1 + évolution) n ]
si évolution négative « n i » = « t » [ (1 – évolution) n ]
2- Calculer la somme « n i ».
Effectuer la somme de toutes les valeurs de trafic « t ». 3- Placer les points dans un repère orthonormé. • Prendre l’origine « O » du système à l’extrême gau- che des points à desservir, pour éliminer les valeurs négatives. • Tracer et identifier les axes : – l’axe horizontal est l’axe des abscisses « x », – l’axe vertical est l’axe des ordonnées « y ». 4- Relever les coordonnées des points connus. Mesurer les distances séparant chaque point des axes : projeter le point sur l’axe des abscisses, on obtient
l’ordonnée « y i » ;
projeter le point sur l’axe des ordonnées, on obtient
l’abscisse « x i ».
5- Pondérer les coordonnées par la valeur du trafic « t » et totaliser. • Multiplier chaque coordonnée par le trafic cor-
respondant (n i ) pour obtenir les valeurs « x i n i » et
« y i n i ».
• Totaliser l’ensemble des « x i n i » puis l’ensemble des « y i n i ».
6- Calculer les coordonnées « x » et « y » du point d’implantation optimale.
• Abscisse « x » du point = x i n i n i
• Ordonnée « y »du point = y i n i n i
7- Localiser le point d’implantation. • Reporter, sur le plan, les coordonnées du point d’implantation optimale : – mesurer « x » sur l’axe des abscisses, – mesurer « y » sur l’axe des ordonnées. • Tracer, à partir de ces points, 2 perpendiculaires aux axes : l’intersection est le point d’implantation. 8- Corriger éventuellement la localisation. Déplacer le point d’implantation en fonction des contraintes.