Quelles informations sont nécessaires pour tester les hypothèses ? Se rappeler hypothèses, concepts, dimensions et indicateurs.
Observer sur qui ?
Il s’agit ensuite de circonscrire le champ des analyses empiriques dans l’espace géographique et social ainsi que dans le temps. Selon le cas, le chercheur pourra étudier soit l’ensemble de la population considérée (population exhaustive), soit seulement un échantillon représentatif ou significatif de cette population.
Délimitation du champ d’analyse et sélection des unités d’observation :
a. Compte tenu des informations nécessaires, quelle est l’unité d’observation qui s’impose (individu, groupe, institution ou association, commune, pays…)
b. quelles sont les limitations à donner au champ d’analyse :
• Combien d’individus, institutions, établissements… • De quel type, classe, nature… • Quelle est la zone géographique à considérer ? • Quelle est la période de temps à prendre en compte ?
En fonction de ces délimitations, est-il plus judicieux de faire porter l’observation sur la totalité de la population, sur un échantillon représentatif ou seulement sur des unités typiques de cette population ?
Tenir compte des délais, des ressources et de la méthode de collecte des données envisagés.
Observer comment ?
Cette troisième question porte sur les instruments de l’observation et la collecte des données proprement dite.
L’observation comporte en effet trois opérations :
1 – Concevoir l’instrument capable de fournir les informations adéquates et nécessaires pour tester les hypothèses, par exemple un questionnaire d’enquête, un guide d’interview ou une grille d’observation directe.
2 – Tester l’instrument d’observation avant de l’utiliser systématiquement, de manière à s’assurer que son degré d’adéquation et de précision est suffisant.
3 – Le mettre systématiquement en œuvre et procéder ainsi à la collecte des données pertinentes.
Dans l’observation, l’important n’est pas seulement de recueillir des informations qui rendent compte du concept (via les dimensions et indicateurs), mais aussi d’obtenir ces informations sous une forme qui permet de leur appliquer ultérieurement le traitement nécessaire à la vérification des hypothèses. Il est donc primordial d’anticiper, c’est-à-dire de s’inquiéter, dès la conception de l’instrument d’observation, du type d’information qu’il fournira et du type de traitement (codage éventuel), et d’analyse qui devra et pourra être envisagé.
Le choix entre les différentes méthodes de recueil des données dépend des hypothèses de travail et de la définition des données pertinentes qui en découlent. En outre, il est également nécessaire de tenir compte des exigences de formation nécessaires à une mise en œuvre correcte de chaque méthode.
Choix de la méthode d’observation la plus adéquate :
• De quel type d’information s’agit-il ? Quantitatives ? Qualitatives ?
• Quel est le positionnement épistémologique adopté : objectiviste ? subjectiviste ?
• S’agira-t-il d’un sondage, d’un questionnaire… et avec quelle sorte d’analyse ? ( statistique – tri croisé…)