Le cas renault


III. Le rôle du siège Renault est un groupe international et pluridisciplinaire, la définition du rôle du siège est donc capitale pour permettre les processus de coordination et interactions dans les meilleurs conditions possibles. Pour mener à bien ses objectifs et se situer au meilleur niveau en termes de gouvernance, Renault veille tout particulièrement à l’équilibre entre les instances de direction, les instances de contrôle et les actionnaires. 1. Un PDG atypique : Carlos Ghosn Il intègre Renault en 1996 en tant que directeur général adjoint. À partir de 1999, il gère la prise de participation de Renault dans Nissan (36,8 %) pour former l’alliance Renault-Nissan. Il occupera ensuite les postes de directeur général (1999), président (2000) et PDG (2001) au sein du constructeur automobile japonais. Il réussit à établir un plan de redressement, réduire la dette de l’entreprise et la faire renaître en moins de trois ans, malgré une conjoncture internationale défavorable. En avril 2005, il succède à Louis Schweitzer en devenant PDG de Renault, assurant la présidence exécutive du groupe. Il met en place un plan de relance baptisé « Renault Contrat 2009 » qui s’articule autour de trois axes principaux : vendre 800 000 véhicules supplémentaires avec un plan-produit de 26 nouveaux modèles, dont les premiers modèles représentatifs sont Logan MCV, Twingo II et Laguna III ; réaliser une marge opérationnelle de 6 % en 2009 (contre 2,6 % en 2006 et 3 % en 2007) ; placer la nouvelle Laguna (commercialisée fin 2007) parmi le top 3 en termes de qualité. Carlos Goshn est donc le Président de du Directoire de l’Alliance Renault Nissan ainsi que du Groupe Renault. 2. Au niveau de Renault-Nissan BV : gestionnaire de synergies Renault-Nissan BV est responsable de la gestion des 2 sociétés communes RNPO (Renault Nissan Purchasing Organization) et RNIS (Renault-Nissan Information Services), respectivement chargées d’optimiser la stratégie achats et les systèmes d’information de l’Alliance. Le Directoire de l’Alliance, dirigé par Carlos Ghosnet se compose de 3 directeurs de Renault et de 3 directeurs de Nissan et se définit comme un gestionnaire de synergies. Le Directoir de l’allaince cherche à accroître la performance des DAS en s’appuyant sur leur synergies. Plus précisément, Il pilote les objectifs stratégiques de l’Alliance à moyen et long terme et coordonne les activités communes, à l’échelle mondiale. 3. Au niveau du Groupe Renault : gestionnaire de synergies et pilote de la stratégie Le groupe Renault est dirigé par un centre stratégique, (DG (Carlos Ghosn) + Comité exécutif du groupe (CEG) + comité de direction de Renault (CDR)) qui se définit comme un gestionnaire de synergies et pilote de la stratégie. En résumé, le siège du groupe Renault élabore, dirige les orientations stratégiques du groupe et définissent les priorités, veille tout particulièrement à l’équilibre entre les instances de direction, les instances de contrôle et les actionnaires. Et enfin, il gère et contrôle les différentes divisions et coordonne leurs interactions. Au sein du centre stratégique, le CEG et le CDR n’ont pas tout à fait le même rôle. Le Comité Exécutif du Groupe (CEG) est composé de 8 membres, dont le Président. Il se réunit une fois par semaine et dans le cadre de séminaires mensuels. Il est en charge de la définition et de l’application de la stratégie générale du Groupe. Il fixe les objectifs consolidés, pilote les projets stratégiques, décide des priorités et met en œuvre les moyens nécessaires auprès des fonctions et CMR. Ensuite, le Comité de Direction de Renault composé de 25 membres, étudie de manière transversale les objectifs commerciaux, les investissements industriels, les

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