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La scène du dénouement
Les peintres découvrent ce que Poussin appelle « une muraille de peinture » qui sur un plan concret renvoit à un amas de matière et sur un plan plus abstrait évoque l’obstacle qui empêche l’idéal d’apparaître. Ce résultat apparait comme un échec pour Frenhofer, échec associé à une forme de folie puisqu’il voit une figure insoupçonnable pour les deux autres peintres, et cet échec conduit à s’interroger sur les conceptions artistiques qu’il a précédemment exposé. La quête de perfection, d’idéal, l’a conduit à détruire sa production. Un artiste détruit par sa passion, passion en rapport avec la folie, puisqu’elle finit par obscurcir son jugement, et passion également en rapport avec l’amour, puisqu’il prend sa peinture comme son amante. L’échec du tableau sanctionne enfin l’approche spécifique de l’art incarné par Frenhofer: une approche qui repose sur la théorie au détriment de la pratique, de la création elle-même.
La composition de cette nouvelle