la suite de la mise en œuvre des diverses étapes de l’Accord de libre–échange nord– américain. En termes de catégories de produits, les deux principales exportations des États–Unis vers le Mexique, à savoir les équipements et appareils électriques et les véhicules automobiles, sont aussi les exportations les plus importantes du Mexique vers les Etats-Unis. L’élimination des barrières tarifaires et le niveau relativement bas des coûts de main-d’œuvre au Mexique ont conduit à la création d’une multitude d’usines désignées sous le nom de «maquiladoras », sous contrôle étranger, situées dans la zone frontalière avec les Etats–Unis et se consacrant à des opérations de montage et de réexportation. Ces activités sont concentrées dans le domaine des TIC, dont relevait plus de la moitié de la production totale des maquiladoras en 2000. Les échanges intra–branche sont encore relativement restreints au Japon et en Corée, bien qu’ils aient augmenté de façon assez rapide au cours des années 90 (troisième partie du tableau 2). Leur faible niveau s’explique par les importants excédents commerciaux que dégagent ces deux pays dans certains domaines manufacturiers comme les équipements et appareils électriques, les produits de « haute technologie» et le matériel de transport. Au cours des années 90, les importations d’équipements et d’appareils électriques et de produits des TIC ont cependant augmenté par rapport aux exportations. Dans le cas de la Corée, cela s’explique en partie par l’assouplissement progressif des restrictions concernant les importations de certains produits manufacturés, tandis que dans le cas du Japon, cette évolution reflète l’importance croissante des importations intra–groupe provenant de filiales japonaises implantées dans d’autres pays d’Asie. La plupart des pays qui se caractérisent par des échanges manufacturiers intra– branche relativement faibles et stables (dernière partie du tableau 2) sont également ceux où les produits non manufacturés occupent une place prépondérante dans les exportations totales. Le faible poids des échanges intra–branche semble donc tenir au fait qu’une forte proportion des exportations de produits manufacturés de ces pays se compose généralement de produits relativement peu transformés obtenus à partir des matières premières dont le pays dispose, et que les opérations de transformation
correspondantes ne se prêtent pas à une division entre différents pays4.
III- Les facteurs de l’échange intra–branche. Les flux croisés de biens appartenant à une même catégorie statistique dépendent des facteurs qui ne se ramènent pas tous à la recherche de différenciation par les consommateurs. On citera:
4 Rapport OCDE 2002.