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Si les pays décident d’échanger, chaque consommateur se trouve désormais choisir entre un plus grand nombre de variétés. Chaque firme vend sur son marché domestique et sur le marché étranger et fixe toujours son prix de façon à égaliser recette marginale et coût marginal. Ce dernier vaut toujours 250 DH et la recette marginale vaut toujours 5/6 Pi ce qui correspond encore à un prix de 300 DH. De plus, chaque firme réalise un profit nul, pour éviter toute entrés, et la quantité produite de la variété i est telle que : Pi = 300 = coût moyen de i = 900 000 + 250 Quantité produite de variété i La quantité produite de variété i vaut 18 000 unités comme en autarcie. Mais, cette fois, cette production s’adresse à un marché double (de 18 000 consommateurs), chacun d’entre eux achetant 18 000 / 18 000 = une unité de chaque variété. A cause de l’ouverture des frontières, les consommateurs ont changés de comportement. Avec le même prix de (300 DH) et le même salaire annuel (90 000), ils demandent une unité et non plus deux unités de chaque variété. Mais ils acquièrent des variétés produites dans l’autres pays. Le nombre de variétés produites par chaque pays est toujours de 150, puisque le nombre de travailleurs par pays est toujours le même (9000) et la quantité produite de chaque variété aussi (18 000). Ainsi, chaque consommateur achète annuellement une unité de chacune des 300 variétés désormais disponibles. Le commerce est équilibré, chaque pays exportant vers l’autre la moitié de la production de chaque variété. Ce commerce est un commerce de différenciation, les 150 variétés de D du pays domestique étant exportées vers les pays étranger, en échange des 150 variétés de D produites et exportées par le pays étranger vers le pays domestique. Il y a échange entre pays, malgré l’identité parfaite de ceux-ci et malgré l’absence d’avantages comparatifs. Cet échange provient de la recherche de différenciation par les consommateurs des deux pays. Il y a bien gain à l’échange par rapport à la situation d’autarcie. En effet, chaque consommateur dispose en libre échange de deux fois plus de variétés (300 au lieu de 150). La quantité de chacune est de fois moindre (une unité au lieu de deux) mais l’effet sur l’utilité de l’augmentation du nombre de variétés l’emporte sur l’effet sur l’utilité de la diminution de la quantité consommée de chaque variété. Comme on peut s’en rendre compte en revenant à la fonction d’utilité individuelle donnée par la relation (8) : – utilité d’un consommateur en autarcie = 150(2) = 266,7 – utilité d’un consommateur en libre-échange = 300(1) = 300. L’utilité de libre-échange est bien supérieure à celle d’autarcie.2-3- Conclusion 21