Le commerce interbranche et intrabranche


de demande et les économies d’échelle déterminent le commerce de produits différenciés. Cette conception trouve sa justification théorique dans des modèles intégrant la production d’un bien homogène (possédant les mêmes caractéristiques chez les deux partenaires) et d’un bien différencié (à variétés différentes chez les deux partenaires). Ces modèles, présentés en particulier par E. Helpman et P. R. Krugman, montrent que le bien homogène ne fait pas l’objet d’échange intra-branche et est exporté par le seul pays qui dispose, en termes relatifs, du facteur le plus utilisé dans la production de ce bien. En contre partie, le pays importe du bien différencié. A cet échange de complémentarité (bien homogène contre bien différencié), s’ajoute un échange de différenciation (bien différencié contre bien différencié). Prenons un exemple. Deux pays A et B produisent du blé (homogène) et des voitures (différenciées) avec du travail et du capital. Le blé est plus utilisateur de capital et A est mieux doté en capital. A exporte vers B une valeur de 100, et B exporte vers A une valeur égale (échanges équilibrés). A exporte 40 de blé et 60 de voitures, et B, en contrepartie, à cause de son avantage pour la production des voitures, n’exporte que des voitures. Une partie de l’échange est interbranche (40 de blé contre 40 de voitures) et s’explique par les dotations et l’autre partie est intra-branche (60 de voitures contre 60 de voitures) et dépend des goûts et des structures de marché. 25

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