Le commerce interbranche et intrabranche


Le rôle des économies d’échelle (la taille du marché sur laquelle exerce une firme devient une variable décisive de sa compétitivité). Les stratégies de différenciation (chaque firme cherche à proposer un produit qui n’est pas identique à ceux de ses rivales, et à acquérir ainsi une sorte de

monopole en raison de l’attachement des consommateurs un produit spécifique)1.

I- La mesure par l’indicateur de Grubel et Lloyd L’échange croisé de produits proches (mais différenciés) entre un pays et le reste du monde est un phénomène qui traduit la recherche de diversité, donc concerne surtout les pays à hauts revenus où les besoins élémentaires sont satisfaits. Ce phénomène est qualifié d’échange intra–branche. Il s’oppose à l’échange interbranche fondé sur l’avantage comparatif et portant sur des biens considérés comme complémentaires par les consommateurs, rendant des services non comparables, comme par exemple le blé et les automobiles. L’indicateur le plus utilisé pour mesurer l’intensité de l’échange intra–branche d’un pays avec le reste du monde est l’indicateur de Grubel et Lioyd qui s’écrit : *100 Somme des valeurs absolues des soldes par branche Exportations totales + importations totales Avec Mi = importation du produit i Xi = exportation du produit i Lorsque l’intra–branche est intense dans une branche, la valeur des exportations est proche de celle des importations et le solde est voisin de zéro. Plus l’indicateur I est proche de 1. Et les échanges intra–branche sont élevés. A l’inverse, si, pour la plupart des branches, il y a peu de flux croisés, les soldes sont très différents de zéro et I est proche de zéro. L’intra–branche est alors faible et le pays a un commerce de

complémentarité2.

1 Jean louis MUCCHELLI : Relations économiques internationales HACHETTE Supérieur ; 4éme édition 2005. 2 Jean louis MUCCHELLI : Relations économiques internationales

8Ou I = 1-

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Mi Xi

Mi Xi Mi Xi I

   

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