Le commerce interbranche et intrabranche


Islande 19.0 19.1 20.1 1.1

Note : Les pays sont classés parmi les pays où les échanges intra–branche sont «élevés» ou «faibles»

selon que la part de ces échanges est supérieure ou inférieure à 50 pour cent des échanges manufacturiers totaux en moyenne sur les périodes indiquées, et parmi ceux où tes échanges intra– branche sont «croissants» ou «stables» selon que ces échanges ont augmenté de plus ou de moins de 5 points de pourcentage entre la première et la dernière période, comme indiqué dans la dernière cotonne.

Source : Calculs effectués par l’OCDE (voir encadré VI.1 pour plus de détails) sur la base des statistiques

du commerce international de l’OCDE.

Il semblerait que les échanges manufacturiers intra–branche aient notablement progressé depuis la fin des années 80 dans de nombreux pays de l’OCDE (tableau 2). Cette progression a fait suite à une augmentation tendancie1le des échanges intra– branche de toutes les grandes économies de l’OCDE entre 1970 et 1990. La réalité du commerce intra–branche capture différentes formes de commerce: le commerce horizontal de produits similaires de « variété » différenciée par exemple des voitures de même catégories et de même ordre de prix), le commerce de produits différenciés verticalement qui se distinguent par leur qualité et leur prix (par exemple les exportations italiennes de vêtement de luxe et les importations de vêtements de basse qualité). Ce commerce intra–branche horizontal permet aux pays qui disposent de mêmes facteurs production de bénéficier d’économie d’échelle en se spécialisant sur des créneaux spécifiques. Le commerce vertical de produits différenciés peut refléter différentes allocations de facteurs de production, en particulier en matière de qualification de la main d’œuvre ou de coûts fixes élevés en recherche et développement. La spécialisation verticale de la production entre les pays peut provenir d’avantages comparatifs, par exemple utiliser des travailleurs non qualifiés dont le coût est bas pour des tâches d’assemblage où du personnel spécialisé pour la recherche et développement. L’intensité du commerce intra–branche est généralement plus forte pour les produits manufacturiers que pour les biens non manufacturiers, et est la plus forte pour les biens manufacturiers évolués, comme les produits chimiques, les biens d’équipement et le matériel de transport, les équipements électriques et électroniques. Cela provient du fait que les produits manufacturés relativement évolués sont plus susceptibles de bénéficier d’économies d’échelle au niveau de la production et sont plus faciles à « différencier» aux yeux du consommateur, et donc de favoriser les échanges de produits11

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