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similaires. Les produits manufacturés relativement évolués qui font appel à de nombreux composants et/ou procédés peuvent aussi plus facilement bénéficier des avantages d’une production répartie entre plusieurs pays. Du point de vue des échanges intra branche et l’internationalisation de la production, les pays dont les exportations et les importations sont très importantes en proportion du PIB présentent un intérêt particulier. Dans huit économies de l’OCDE (Irlande, Belgique, Luxembourg, Slovaquie, Pays-Bas, République tchèque, Hongrie et Autriche), les importations et les exportations ont représenté plus de la moitié du PIB. Bien que la correspondance soit loin d’être parfaite, ces pays ont tous tendance à se caractériser par des échanges intra branche relativement importants (deux premières parties du tableau 2), ils enregistrent presque tous (à l’exception de l’Irlande) des échanges intra–branche nettement supérieurs à la moyenne de l’ensemble des pays de l’OCDE et quatre d’entre eux se situent parmi les huit pays figurant dans la première partie du tableau pour la période 1996–2000. Krugman (1995) considère que l’apparition de ces économies au commerce extérieur «hyper développé » est essentiellement le résultat du « découpage de la chaîne de valeur ajouté » à l’échelon international. En d’autres termes, la valeur des exportations est sensiblement plus grande que la valeur ajoutée dans les industries d’exportation, ce qui permet de concilier une grande ouverture au commerce international avec l’idée que la plus grande partie de la création d’emplois et de valeur ajoutée a lieu dans des secteurs qui ne font pas l’objet d’échanges internationaux. Parmi les pays dans lesquels les échanges intra-branche se sont développés le plus rapidement au cours des années 90, on trouve quatre « économies en transition» d’Europe orientale : la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie (partie supérieure du tableau 2). Tous ces pays se caractérisent par des entrées importantes et croissantes d’investissement direct étranger au cours des années 90, en particulier en provenance d’Allemagne. L’entrée soutenue d’investissement direct étranger va entraîner une délocalisation croissante des activités de production des entreprises multinationales dans ces pays. Sous l’effet des évolutions intervenues dans ces pays et de l’augmentation régulière de ses investissements directs à l’étranger au cours des années 90, l’Allemagne a aussi enregistré une augmentation relativement rapide de ses échanges intra–branche au cours des années 90. Le Mexique a connu lui aussi une augmentation rapide des échanges intra–branche depuis la fin des années 80 (partie supérieure du tableau 2. Cette évolution s’explique par l’importance de ses relations commerciales avec les Etats-Unis, encore renforcées à12