LA VENTE : UN MÉTIER « IMMENSE »
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Pourquoi ne proposer si souvent et si rapidement aux meilleurs commerciaux qu’une évolution vers des fonctions de management ou marketing ? Pourquoi ne demander à ses jeunes recrues à haut potentiel qu’un passage de 6 mois à la vente, tel un court purgatoire nécessaire et suffisant ? Pourquoi existe-t-il encore des entreprises du CAC 40 dont les catalogues de formations internes ne prévoient aucune formation vente ? Ces maladresses ou ces stratégies sont des exemples d’illustrations concrètes des éjugés anti-vente qui sont toujours trop présents dans l’inconscient collectif français. Nous considérons que ces préjugés ne sont pourtant pas une fatalité. Laissez-nous onc mettre notre robe d’avocat et apporter des réponses et des arguments pour nvaincre de l’intérêt de ce fabuleux métier qu’est la vente et ainsi ne plus subir mpact négatif des fausses bonnes raisons exprimées par ceux qui s’en détournent.
➤ La vente, ce n’est pas pour moi !
omme le disait Henri Ford, « Que vous le pensiez ou non, dans les deux cas, vous ez raison ! ». Si c’est ce que vous pensez a priori, alors sachez que vous n’êtes pas seul dans ce cas. ailleurs, comme la majorité des gens sont convaincus que la vente n’est pas pour eux ors qu’ils n’ont jamais essayé, le résultat est très satisfaisant pour ceux qui osent… outes les entreprises recherchent de bons profils de commerciaux, c’est un métier pénurie où les salaires augmentent en moyenne beaucoup plus que dans le reste de conomie. Par exemple, à l’heure même où nous achevons la rédaction de cet ouvrage, journal Capital publie une étude édifiante. En 2007, les vendeurs ont été, avec les formaticiens, les cadres les plus recherchés en France. Et ceci est vrai également au veau mondial, le commercial est le deuxième métier le plus recherché dans le monde1. ous sommes nous-mêmes sollicités régulièrement par nos clients confrontés à cette fficulté pour savoir si, par hasard, nous n’aurions pas rencontré l’oiseau rare…
➤ La vente, c’est dévalorisant, on est en position d’infériorité face au client quand on le sollicite
omme dans tous les métiers, c’est la façon de le vivre et de l’appréhender qui déter- ine sa noblesse. Être boulanger, serrurier ou restaurateur a priori, ce n’est pas non us très valorisant dans les dîners en ville. Mais être le meilleur boulanger de la ville u avoir 3 étoiles au Michelin n’est pas donné à tout le monde. Quel que soit le étier, c’est l’ambition personnelle et la confiance en soi qui font la différence. alheureusement notre système éducatif n’est pas réputé, loin s’en faut, pour favo- er ces comportements.
Enquête Manpower « Talent Shortage Survey 2008 » réalisée auprès de 42 500 employeurs dans 32 pays ! et parue dans l’Expansion, n° 731.