Le grand livre de la vente


LES FONDAMENTAUX

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Client : « Absolument ! » Vendeur : « Je vais vous donner un exemple. Vous connaissez sans doute votre confrère, Monsieur Dubois, il a eu la même réaction que vous au départ et il a été très surpris du succès de ce produit. Il vient d’ailleurs de renouveler sa commande. Pour quelle raison ? Eh bien… » Client (investisseur) : « Vous êtes trop loin de la zone industrielle ! » Négociateur (intermédiaire immobilier) : « C’est vrai que notre agence est située à une demi-heure du site. En fait vous vous demandez si malgré cela nous serons capables de mener à bien cette mission, n’est-ce pas ? Sachez que nous avons récemment commer- cialisé sur cette zone un immeuble de 8 500 m2 ! »

Dans tous les cas, quelle que soit la technique employée, il est très important de soigner son argumentation. Les objections citées plus haut ne peuvent pas être trai- tées à la légère. Après l’argumentation, il faut observer son interlocuteur. S’il paraît convaincu, n’hésitez pas à le lui faire dire par une question de contrôle : « Est-ce que j’ai bien répondu à votre question ? » ou « Est-ce plus clair à présent ? ». Si au contraire votre interlocuteur a toujours l’air sceptique; vous avez le choix entre deux solutions : – soit vous disposez d’une autre réponse possible : dans ce cas, soulevez à nouveau l’objection pour la traiter encore une fois; – soit vous ne disposez pas d’une meilleure réponse : dans ce cas, passez rapidement à autre chose sans vous étendre trop longuement sur ce point.

Aborder sereinement la question du prix

Vendre son prix Nous sommes tous plus chers que la concurrence

Le plus étonnant est que vos concurrents disent bien souvent la même chose… Il n’y a rien de surprenant. Le prix des choses vendues n’a jamais été autant remis en ques- tion qu’aujourd’hui. Le « pouvoir d’achat » est sur toutes les lèvres, c’est même devenu une cause nationale ! Même si le client est conscient que d’autres critères de décision sont importants, il se contente rarement d’accepter sans discuter la première offre de son fournisseur. En réponse à cette « agressivité » croissante des acheteurs, s’est développée une certaine fébrilité des vendeurs nuisible à la confiance qu’ils cher- chent tant à établir. Par exemple, une stratégie « d’autodéfense » classique consiste à

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