Le grand livre de la vente


DÉVELOPPER SON MENTAL

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ur convaincre. Là encore, l’analogie avec les sportifs de haut niveau est pertinente, et ous pouvons souvent tirer profit à la fois de la philosophie et des techniques de prépa- tion mentale utilisées par les meilleurs. Au lendemain de la victoire de la France en coupe Davis décrochée en Suède, Yannick Noah était interviewé par un journaliste qui soulignait à quel point lui-même et son équipe devaient être heureux d’une telle victoire. Sa réponse fut inattendue : « C’est vrai, nous avons fait la fête et nous sommes très heureux. Mais il ne faut pas confon- dre : le bonheur ne suit pas la performance, il la précède ! »

Cette phrase de Yannick Noah révèle son talent de « manager », mais pour celui qui ut prendre en main son destin professionnel, il est utile de se souvenir que prendre n activité par le bon côté, par le plaisir est plus mobilisateur que le contraire. Pour y parvenir, il est notamment important de régulièrement faire la chasse aux ondes négatives ». Bien entendu, ceci est plus facile à décréter qu’à respecter. Pour tenter vous convaincre de travailler cet aspect tout comme vous le feriez avec les aspects plus concrets » de cet ouvrage, plusieurs premières pistes peuvent être explorées : se préserver des croyances limitantes; se poser les bonnes questions; se préserver de la contagion émotionnelle négative; développer son aptitude à l’optimisme.

e préserver des croyances limitantes

Une jeune souris arrive dans un laboratoire. Elle est immédiatement prise en charge par une ancienne. C’est très simple lui dit la souris d’expérience : ici je connais par cœur; tu vas voir tu vas t’y faire. Tu prends la première à droite, tu suis la grille jusqu’au petit tapis roulant, tu prends à gauche vers l’autre cage. Quand tu arrives au fond, tu sonnes sur le gros bouton rouge et tu vois le gars là-bas avec la blouse blanche ? Et bien il t’amène un bout de fromage. Je l’ai dressé.

Lorsqu’on s’intéresse à la vente, que l’on soit commercial, manager, ou entrepre- ur, on est souvent amené à écouter poliment les bons conseils que certains, d’expé- ence dans notre entourage, veulent bien nous prodiguer. Il y a deux types de oyances. Les croyances mobilisatrices qui développent la confiance et les croyances mitantes qui sont malheureusement et de très loin les plus largement répandues au in des forces commerciales. Elles sont partagées autant par ceux qui ont réussi que ux qui ont échoué. Ce sont donc des croyances et des certitudes dont il vaut mieux débarrasser lorsqu’on est décidé à réussir. La vente est une activité où le rôle du mmercial est tel, qu’il est conseillé de l’aborder un peu comme on part en voyage, a découverte de nouveaux horizons sans préjugés et l’esprit ouvert à la nouveauté.

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