LES FONDAMENTAUX
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S’il est légitime d’être exigeant sur les moyens à obtenir de son entreprise pour apporter un vrai service de qualité à ses clients, il est également important de ne pas tomber dans l’excès et de développer la tolérance. L’empathie n’est pas seulement à développer face au client, mais elle doit être un état d’esprit. Attendre de travailler dans un environnement absolument parfait est une source de frustration certaine. C’est en étant plus serein, moins « réactif » par rapport à des détails, que l’on évite des doses de stress inutiles et la génération d’ondes négatives superflues.
Si vraiment vous considérez que vous ne pouvez pas exercer votre talent à cause de l’entreprise, alors changez d’entreprise. Mais avant cela, distinguez l’essentiel de l’acces- soire et peut-être que cet exercice peut vous aider à surmonter quelques moments de doute.
Exemple
Un de vos collègues vous pose un problème relationnel : c’est une personne antipathi- que chez qui, pourtant, vous devez vous rendre à nouveau pour parler d’un projet commun. Il est clair que si vous retournez le voir avec cette vision préalable, vous allez lui communiquer instantanément votre antipathie. Vos émotions intérieures se trans- mettent car elles agissent inconsciemment sur nos comportements extérieurs. Si vous pensez que votre interlocuteur est un idiot, pour rester poli, vous vous trahirez vous- même pendant l’entretien par un ton de voix, une formulation malhabile, un sourire condescendant etc. Le risque est alors grand de dire au revoir à votre objectif car nous connaissons peu de gens qui coopèrent avec ceux qui les prennent pour des idiots. Il est donc absolument nécessaire de changer d’abord sa propre perception de son inter- locuteur.
☞ Il faut changer soi-même avant de vouloir changer les autres.
Dans ces cas, employons au préalable une technique que nous appelons l’exercice du metteur en scène. Cela peut être utile dans un premier temps, pour neutraliser un souvenir négatif ou un stress trop fort avant de retrouver un état d’esprit positif.
Plus vous transformez votre souvenir négatif, plus vous le rendez loufoque, plus c’est efficace. Notre cerveau est un système ouvert où tout est interdépendant. Si nous changeons la structure de nos souvenirs (en changeant des détails, en en rajou- tant, etc.) comme dans cet exercice, nous changeons alors l’émotion qui y est asso- ciée. De même, par exemple pour un interlocuteur perçu très antipathique, on visualise mentalement une scène où on l’imagine avec ses enfants, ses proches, plein d’amour et un grand sourire aux lèvres (car c’est sûr il n’est pas antipathique tout le temps et avec tout le monde !). Alors on peut réassocier à notre représentation de cet interlocuteur une émotion plus chaleureuse et plus tolérante de notre part. Le jour où on le rencontre à nouveau, on est plus spontanément ouvert soi-même et la communication avec lui n’en est que facilitée.