Le grand livre de la vente


LES EXPERTISES

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Donc, votre client peut estimer par exemple qu’une prime de 2 % doit être appliquée à votre projet, ce qui veut dire que le taux d’actualisation sera de 12 %.

• Deuxième méthode : prendre comme référence le coût du financement de l’entreprise

Le taux doit être au moins égal au coût de financement de l’entreprise. Les fonds employés par l’entreprise (l’actif) sont en effet financés par des capitaux propres et des dettes (le passif). Donc le fait que l’entreprise emploie un « capital » a un coût, qui correspond à la rémunération de ce capital, qui a été mis à disposition par les actionnaires et prêté par les banques. Les premiers en attendent une plus-value et des dividendes, les deuxièmes un intérêt fixé à l’avance. On parle de « coût du capital » pour exprimer, en pourcentage, le taux auquel l’entreprise doit rémunérer l’ensemble des fonds qu’elle a à sa disposition pour exploiter son activité. Étant donné que les entreprises se financent pour partie auprès des banques, et pour l’autre sur les capi- taux propres, le coût du capital est une moyenne pondérée (WACC – Weight Avera- ged Cost of Capital).

• L’investissement et les flux

Il s’agit de positionner, sur les différentes périodes, les décaissements et encaisse- ments prévus pour le projet.

L’année 0 correspond à la date de décaissement de l’investissement initial. Ensuite, on positionne les flux et les autres investissements éventuels sur les années 1 à 5.

En année 1, on positionnera ainsi le solde des encaissements et des décaissements générés par le projet au bout d’un an après son démarrage dans la case « flux » (signe [+] si le flux est positif, c’est-à-dire une entrée d’argent, et [–] s’il est négatif, c’est-à- dire une sortie d’argent).

La différence entre flux et investissement ne change pas le calcul de la VAN, comme on va le voir plus bas. L’intérêt de la distinction est d’isoler les éléments qui sont investis : – un investissement est une ressource qui est consommée par l’entreprise sur plusieurs années; – la ligne « flux », en revanche, prend en compte des dépenses ou des recettes d’exploi- tation consommées ou produites sur une seule année.

Exemple

Une dépense de formation est une charge, et à ce titre, rentre dans la ligne « flux ». Mais si on considère – à juste titre ou non – qu’elle doit produire ses effets sur 2 ou 3 ans, alors, on pourra la porter sur la ligne « investissement ».

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