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La question clé est donc « qui est l’investisseur ? ». Si on considère que c’est l’entre- ise, on parle de rentabilité économique, et si l’on considère le point de vue de ctionnaire, de rentabilité financière.
xemple
Nos trois amis ont créé une SCI (société civile immobilière), cette société présente dans ses comptes : • un actif, c’est-à-dire son patrimoine immobilier; • un passif, qui correspond aux sommes qui ont financé ce patrimoine (fonds propres et emprunts). Nos amis ont 650 000 € à financer. Vaut-il mieux pour eux financer la totalité, ou emprunter ? Le taux d’intérêt dont la SCI pourrait bénéficier pour un emprunt de 350 000 € serait de 5 %.
Tableau 10.2 – Bilan simplifié de la SCI des trois amis
C’est la SCI qui emprunte les 350 000 €. Dans les comptes annuels de cette dernière, il faudra déduire les intérêts de cette dette, soit 5 % × 350 000 € = 17 500 €. Ceci dit, les trois compères n’auront que 300 000 € à investir, et non la totalité… Dans les comptes de la SCI, on aura : • loyers : 45 500 €; • Intérêts : (17 500 €); • Résultat : 28 000 €. La rentabilité financière de la SCI est de : 28 000 €/300 000 € = 9,3 %.
On voit ici que le fait de décider de financer par emprunt augmente la rentabilité our les associés, c’est-à-dire la rentabilité financière. La rentabilité économique (qui t de 7,1 %), n’est pas affectée par le mode de financement. Ce phénomène bien connu des financiers s’appelle l’effet de levier : la rentabilité nancière augmente quand l’entreprise emprunte – à condition que la rentabilité onomique soit supérieure au taux d’emprunt bancaire. Une mesure typique de la rentabilité financière est le ROE (Return On Equity). Il calcule en faisant le ratio du résultat net de l’entreprise et de ses capitaux propres.
Actif économique 650 000 €
Capitaux propres 300 000 €
Dettes 350 000 €