le muqarnas Réaliser par : Taïb el amiri Mohcine m’kadriFilière : Plâtre Encadre par : ABBARI abdellah
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Sommaire
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I-Définition
Les muqarnas sont des éléments de l’architecture islamique depuis l’époque médiévale. Le muqarnas ou « stalactites », provenant du grec stalaktos (qui coule goutte à goutte), est une des techniques architecturales les plus caractéristiques de l’art araboislamique.
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II- Histoire du mouqarnas :
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L’origine des mouqarnas est probablement la trompe d’angle qui permet de passer du plan carré au plan octogonal et dont on trouve les premiers exemples en Mésopotamie, ainsi qu’au plafond de la chapelle palatine à Palerme
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Certains affirment que les plus anciens mouqarnas existaient au Vème Siècle au palais sassanide de Sarvestan (Iran); mais d’autres disent que les stalactites existaient bien avant puisque déjà à IIIème Siècle elles ornaient la cathédrale Sainte-Sophie, chef-d’œuvre de l’art byzantin.
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De Dames, ce procédé est passé en Egypte, puis en Tunisie, avant d’être introduit au Maroc et en Espagne et c’est dans ces deux derniers pays que les artistes en ont tiré les effets les plus spectaculaires, comme a l’intérieur des couples de la mosquée Qarawiyin à Fès (1142) ou, deux à Grenade.
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Cet élément de décor, plus que tout autre, indique bien le caractère d’introversion de l’architecture musulmane. Dans le même ordre d’idées, on peut comparer les mouqarnas aux doigts d’un gant retourné. Ce caractère est encore accentué par leur ressemblance avec les stalactites et par l’impression qu’ils donnent d’être suspendus à l’envers en défiant la pesanteur.
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Par rapport au décor à plat, les mouqarnas se présentent donc comme des élément à trois dimensions, sculptures non figuratives dont la verticalité et l’élévation orientent la méditation vers le ciel.
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Ces formes élancées sont en parfaite harmonie avec les hampes de la calligraphie coufique et du décor qui y correspond.
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Il est remarquable de constater que cet élément singulier dans le décor plaqué, si caractéristique de l’intérieur hispano-moresque, est toujours subtilement placé dans des endroits éloignés de l’œil et dans les positions les plus hautes. Il n’absorbe pas le regard en permanence, ce qui rend sa présence tout à fait tolérable malgré son apparence anachronique par rapport au décor plat.
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Dans le passé, on trouve des mouqarnas construits avec tous les matériaux, mai les artisans ont pris maintenant l’habitude de les fabriquer en plâtre ou en bois. C’est dans leur construction en bois que l’on comprend le mieux leur
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