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milieu de la cheminée, entre deux flambeaux de zinc dépareillés, il y avait un paquet de reconnaissances du mont-de-piété, d’un rose tendre. C’était la belle chambre de l’hôtel, la chambre du premier, qui donnait sur le boulevard.Référence. Zola, l’Assommoir, début. Explications: l’utilisation de la topographie parisienne (noms d’établissement) est un procédé visant à authentifier l’énoncé, à lui procurer un correspondant réel. L’utilisation de la narration quand à lui « représente » des enchaînements stéréotypés et attendus par l’énonciataire (attente, déséspoir, larmes, assoupissement). De plus, ce texte est une référence à une réalité sociale par l’utilisation de la vie ouvrière (le nom du métier: la « brunisseuse ») 2. Peinture: La peinture réaliste est celle qui reproduit la réalité comme la photographie mais c’est aussi celle qui prend comme sujet la réalité du plus grand nombre, celle qui peint la société contemporaine de l’artiste et non celle qui représente les quelques élites des hautes classes de la société. La peinture réaliste est née après la révolution de 1848 et est représentée par des artistes tels que Coron, Daumier, Millet, Corot. Cette peinture incarne la démocratie bien qu’elle n’est pas vraiment de thèses sociales mais elle s’ancre dans des termes actuels. Avant d’entrer dans le vocabulaire littéraire, le « réalisme » a d’abord désigné l’art du peintre Gustave Courbet, « chef de fil de l’école du laid » selon ses adversaires, parce qu’il puisait ses sujets dans l’humanité ordinaire. Ce mouvement se développe en opposition au Néoclassicisme (beauté idéale, inspiré de l’antiquité) et au Romantisme (cœur et passion, inspiré du Moyen-âge). Les trois peintres fondamentaux du réalisme sont Gustave Courbet, Jean- François Millet et Honoré Daumier.