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Gustave Courbet est né d’une famille agricultrice le 10 juin 1819 à Ornans dans le Doubs. Il fait des études de droits à Paris où il fréquente un atelier. Il s’intéresse beaucoup à la peinture Hollandaise et Espagnole. Après quelques toiles d’inspiration romantique, il commence à se faire connaître. Il fréquente alors Baudelaire, dont il peint le portrait en 1848, il devient lui-même Réaliste Eugène Delacroix le qualifie de « révolutionnaire » pour « L’Enterrement à Ornans », présenté au salon de 1850, fait scandale par sa crudité macabre. L’Angleterre et surtout l’Allemagne en 1858 lui font un triomphe. Il est enfermé en prison pour ses protestations esthétiques contre la colonne de la place Vendôme. Il se retire en Suisse, où il meurt. La composition monumentale, organisée en frise est statique et sans perspective. La palette, dominée par des teintes pâles ou sombres, est en accord avec cette cérémonie funèbre dans laquelle une communauté villageoise est rassemblée autour d’une fosse pour enterrer l’un des siens. Dans ce tableau figurent, de gauche à droite, les employés en uniforme chargés du cercueil, le prêtre, ses enfants de chœur, les sacristains dans leur bel habit rouge, des notables d’Ornans, » deux vieux de la Révolution de 1793 avec leurs habits du temps « , enfin des femmes en pleurs. Tous sont Ornanais. A quelques exceptions près, tous les personnages de l’Enterrement ont été identifiés. On notera par exemple que le grand-père de Courbet, Oudot, un » sans-culottes « , a été représenté à l’extrême gauche du tableau ; les propres sœurs de l’artiste ont posé comme modèles des pleureuses ; Hippolyte Proudhon, avocat à Ornans et substitut du juge de paix, figure au milieu de la toile, avec son nez