2. La trade
Sorte de monologue dans un dialogue, c’est une réplique très longue et signifcatve d’un protagoniste. Elle pourrait être détachée du dialogue-cadre sans rien perdre de sa force ni de son autonomie. Sorte de « morceau de bravoure » dans le dialogue, elle est toujours le fait d’un personnage principal.
3. L’aparté
C’est une réplique dite « à part » des autres personnages : ils ne sont pas censés l’entendre. L’aparté s’adresse directement au public. C’est une conventon destnée à pallier l’impossibilité, pour le dramaturge, de nous révéler les pensées secrètes d’un personnage autrement que par la parole (diférent romancier : point de vue interne ; monologue intérieur). Souvent utlisé dans la comédie : nous révèle la duplicité d’un personnage vis-à-vis d’un autre, qu’il est en train de tromper.
4. Le récit
La nature du théâtre est de tout montrer sur scène, par la parole ou le spectacle. Mais un personnage, sous forme de récit, dit parfois ce que le dramaturge ne peut montrer sur scène.
Ex. XVIIe. Pas d’acton sanglante sur scène (Règle des bienséances) => Récit rendait la violence d’une acton sans choquer le regard.
« Ce qu’on ne doit pas voir, qu’un discours nous l’apprenne » Boileau Art Poétque.
Ex. Le Cid. Victoire de Rodrigue sur les Maures. Réplique de Rodrigue, IV, 3.
« Nous partmes cinq cents […] : 72 vers de récit.
III/ Deux genres théâtraux majeurs : tragédie et comédie
Origines du théâtre européen.
Lieux et dates. Le théâtre (avec les deux grands genres, tragédie et comédie) est né en Grèce au Ve siècle avant JC, puis s’est transmis à l’Empire romain jusqu’au Ve siècle après JC. (= chute de l’Empire ropmain) Après les invasions barbares, du Vie au Xe siècle, le théâtre disparaît en Europe. Il renaît au XIe siècle.
Origine sacrée du théâtre.
o En Grèce, à l’origine, le théâtre dérive de cérémonies religieuses. C’est le cas de la tragédie. Cf Nitzsche, philosophe allemand du XIXe, L’Origine [= La naissance] de la tragédie, 1872 = le théâtre s’est dupé à partr des rites et des célébratons ofcielles, collectves, de la cité. La comédie. A son origine dans des fêtes religieuses célébrant les dieux de la fertlité et de la fécondité. Dionysos (= Bacchus), dieu de la vigne, de l’ivresse, de la vie ; Priape, dont l’emblème était un énorme phallus. C’étaient des fêtes des plaisirs où l’on pouvait, ofciellement, transgresser les interdits : masques