2. Angleterre (Shakespeare) et Europe du Nord
Accord unanime sur la défniton des deux genres par Aristote
Mais la séparaton voulue par les Grecs, puis par les classiques français, n’est pas conservée. Ceux des classiques français qui contrôlent son théâtre méprisaient Shakespeare (1564-1616) pour avoir mêlé , à l’intérieur d’une même pièce, des éléments relevant du registre tragique – nobles et sublimes -, à des éléments relevant du comique – légers et grivois – come dans Hamlet, Le Roi Lear ou Macbeth.
3. Le mélange des genres en France = XIXe s
Ce sera une innovaton du drame romantque. Victor Hugo. Préface de Cromwell, 1827. Hugo donne un programme en six points pour fonder l’esthétque du drame romantque. Le premier est que le drame doit opérer un mélange des genres, pour que le théâtre soit une image plus exacte de la vie réelle.
B) Qu’est ce qu’une tragédie ?
1. La défniton d’Aristote
La tragédie est l’imitaton (mimesis) d’une acton séreuse et complète en elle-même. Cete acton comporte des péripétes qui se terminent par une situaton très malheureuses. La fn doit susciter deux sentments chez le spectateur : la pité et la crainte.
La fable ou intrigue doit être la combinaison logique des péripétes : on ne doit pas pouvoir en retrancher une seule péripéte sans détruire la cohérence de l’ensemble =W aucun incident inutle à l’acton. Trois éléments distncts composent la fable = l’intrigue.
La péripéte au sens strict = quand on passe d’une situaton à son opposé. (Ex. Quand un personnage puissant déchoit et devient misérable.)
La reconnaissance = passage de l’ignorance à la connaissance. (Ex. Œdipe apprenant que la reine Jocaste, qu’il a épousée, est sa mère).
La catastrophe = acton douloureuse, de destructon. (Ex. Œdipe alors se crevant les yeux et s’en allant comme un mendiant sur les routes.)
Les personnages sont la pour servir l’acton, et non l’inverse car une tragédie représente avant tout des actons selon Aristote =W cohérence psychologique du début à la fn. Le protagoniste, pour pouvoir inspirer la pité, ne doit pas être volontairement du côté du monde. Son malheur doit être provoqué par une erreur de jugement plutôt que par un vice foncier, ou par la fatalité.
2. La foncton de catharsis selon Aristote