Management de projets Méthodes GANTT et PERT
disponibles. Considérons par exemple 4 taches A, B, C, D qui nécessitent chacune une journée de travail et qui peuvent être réalisées en même temps. Si deux ouvriers X et Y sont disponibles, il sera nécessaire de constituer deux « couples » de tâches et la réalisation totale prendra deux jours. On aura alors par exemple le planning suivant: Jour 1 : X exécute A ; Y exécute C Jour 2 : X exécute D ; Y exécute B Les deux couples de tâches retenus sont donc (A, C) pour le premier jour et (B, D) pour le second. Remarquons que l’on aurait aussi bien pu choisir (A, B) et (C, D). Plus généralement il faut tenir compte de ces contraintes et décaler la réalisation de certaines tâches dans le temps. Dans un projet important constitué d’un très grand nombre de tâches, l’intégration de ces contraintes cumulatives complique considérablement la recherche de l’ordonnancement optimal et bien souvent l’on se contente d’une « bonne » solution, faute de pouvoir déterminer à coup sûr la meilleure. Les contraintes disjonctives Les ressources rares comme leur nom l’indique, les contraintes disjonctives traduisent le fait que deux tâches (A et B) peuvent être réalisées en même temps. Une même machine ne pourra être utilisée simultanément pour deux usages ou en deux lieux différents. On peut considérer qu’il s’agit, d’une certaine manière, d’un cas particulier de contrainte cumulative. Il suffit pour s’en rendre compte de reprendre l’exemple précédent en envisageant la réalisation de deux tâches d’une journée par un seul ouvrier ; les deux ne pourront être réalisées en même temps. Il s’agit donc d’une contrainte disjonctive ; on peut cependant considérer que cette contrainte est cumulative puisque les ressources nécessaires dépassent les ressources disponibles.
MCES 2006-2007
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