« METHODOLOGIE – COMMUNICATION – NEGOCIATION » M. SEMOU. DIOUF
B. RACKET ET JEU : EXEMPLE L’apprentissage du racket : Une petite fille apprend dans les relations avec son père que lorsqu’elle veut son
attention, la colère lui est interdite mais la tristesse permise. Elle apprend donc à remplacer la colère par la tristesse afin d’obtenir l’amour de son père. Elle entre dans le cercle en position de Victime soumise et s’en trouve satisfaite chaque fois que son père réagit en Sauveteur et la console.
Echec du racket : Vingt ans plus tard, devenue secrétaire, celle qui est maintenant devenue une jeune femme utilise le même racket pour obtenir l’attention de son patron. Celui-ci ne réagissant pas à ces nombreux soupirs, elle commence à pleurer un jour où il l’interroge sur son travail. Gêné, ce dernier s’enferme dans son bureau et elle se retrouve seule. Son racket a échoué parce que l’objectif n’a pas été atteint : son patron ne répond pas à sa demande cachée de prise en charge (Parent Nourricier).
Escalade et changement de rôle : Dans les jours qui suivent, la secrétaire accumule un certain nombre d’erreurs qui
créent de sérieuses difficultés de fonctionnement du service (convocations envoyées en retard, non transmission du message d’un partenaire, etc.).Le patron se sent menacé et, se sent Victime de sa secrétaire qui est devenue Persécuteur.
Rétablissement du racket : Pour remédier à cette situation, le patron interroge sa secrétaire sur ce qui ne va pas. Elle
se met à pleurer et il lui donne une après midi de congé. Ainsi, elle retourne au rôle de Victime mais cette fois elle a en face d’elle le Sauveteur. Le racket est rétabli.
Bénéfice négatif : Malheureusement, en prenant son après midi, elle a au fond d’elle-même l’impression que le patron s’est plus débarrassé d’elle qu’il ne s’est réellement occupé d’elle. Elle ajoute donc une nouvelle colère refoulée à la collection de timbres. Elle rêve avec crainte et impatience du jour où, ayant accumulé suffisamment de colères, elle pourra, sans crie gare, démissionner.
C. LES CATEGORIES DE JEU Les jeux peuvent être joués à trois catégories différentes d’intensité : Premier degré : il est joué en société et il résulte de simples désagréments affectifs ou physiques.
Deuxième degré : les joueurs sortent durablement marqués moralement par un jeu de deuxième degré. Etant donné son intensité, une partie se déroulera en privé.
Troisième cycle : ces jeux impliqueront un dommage physique et psychologique important et durable et peuvent se terminer mal (hôpital, tribunal, prison, morgue, etc.)