« methodologie – communication – negociation » m. semou. diouf


« METHODOLOGIE – COMMUNICATION – NEGOCIATION » M. SEMOU. DIOUF

C’est le fait que la communication comporte des enjeux pour chaque locuteur qui lui donne son caractère dynamique. On peut dans cette perspective la considérer comme un jeu dans lequel les joueurs cherchent à gagner en suivant certaines stratégies (cf. l’Analyse Transactionnelle).

7.2. LES STRATEGIES

La notion de stratégie peut à la fois désigner :

des conduites volontaires et conscientes (le vendeur qui pousse son client à la consommation) ; des conduites dont la signification échappe en partie à la conscience des acteurs.

On peut ainsi distinguer deux grands types de stratégie :

Les stratégies coopératives : les enjeux y sont convergents et les acteurs coopèrent pour les atteindre (jeu à

somme non nulle). Dans ce cas, vendeur et client ont un intérêt commun à leur transaction

Les stratégies antagonistes : les enjeux sont divergents et les protagonistes en compétition (jeu à somme

nulle), Gagnant / Perdant.

Mais en réalité, la communication peut mêler ces deux stratégies. En plus, enjeux et stratégies peuvent être orientés vers autrui (humilier, convaincre, etc.) ou vers soi (se rassurer, se défendre, etc.)

9) LES FORMES DE CHANGEMENT

La démarche systémique distingue deux formes de changement : 1. La variation à l’intérieur d’un système qui, lui, demeure relativement stable : cela correspond souvent à un

processus de régulation visant justement à maintenir l’équilibre du système (le thermostat : il réagit à la température extérieure pour maintenir une température intérieure stable).

2. La modification du système dans son ensemble. Par exemple, une personne qui rêve d’être agressée va

chercher à échapper ou (a) en restant dans le rêve, en criant, en luttant ou en fuyant ou (b) en revenant à la réalité en se réveillant.

Cette distinction, importante, est à prendre en compte chaque fois qu’une action de changement est projetée. Lorsque les efforts à un niveau sont inopérants, c’est souvent l’économie générale du système qui est remise en cause. Il faudra toujours garder à l’esprit qu’il y a une inertie des systèmes qui fait qu’on cherche des remèdes pour ne pas changer. LES LIMITES DE L’APPROCHE SYSTEMIQUE Il n’est pas excessif de dire que le point de vue introduit par l’approche systémique constitue une sorte de révolution dans la conception de la communication. Elle n’est plus un simple échange d’informations entre des sujets, mais un processus interactif complexe qui surdétermine en partie les sujets qui y sont engagés. Cependant, comme pour beaucoup de démarches, l’approche systémique ne saurait se réduire à quelques notions clefs et à quelques modèles. Elle est d’abord une position « épistémologique », c’est-à-dire un regard et un point de vue par rapport aux phénomènes à comprendre. Cette position implique d’appréhender un phénomène dans sa globalité, comme un ensemble dynamique de relations et non comme une somme de facteurs isolés : elle implique aussi de saisir les processus de régulation (ou de dérégulation) qui sous tendent cette dynamique.

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